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Josué 1,1-9 : Fortifie toi et prends courage

Josué 1,1-9 : Fortifie toi et prends courage

Le magnifique verset d’encouragement que je vous propose de méditer ce matin, et en début d’année 2006, se trouve dans le chapitre 1 du livre de Josué : « Jamais je ne t’abandonnerai, jamais je ne te laisserai sans secours » et « Fortifie toi et prends courage ». Je vous propose donc la lecture des 9 premiers versets qui concernent ce même thème : l’encouragement de Josué par Dieu. Et par là, l’encouragement que Dieu veut nous donner en début de cette nouvelle année.

Nous connaissons tous plus ou moins Josué et cette période d’installation du peuple de Dieu dans la terre promise. Voyons cependant quelques aspects du contexte dans lequel Josué se trouvait lorsqu’il a été amené à devenir le conducteur du peuple comme Moïse l’avait fait pendant 40 ans.

Lecture Josué 1v1-9 :

Nul ne tiendra devant toi, tant que tu vivras. Je serai avec toi, comme j’ai été avec Moïse; je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point. Fortifie-toi et prends courage, car c’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. Fortifie-toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que Moïse, mon serviteur, t’a prescrite; ne t’en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras. Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. Ne t’ai-je pas donné cet ordre: Fortifie-toi et prends courage? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras.

Qui est Josué, le nouveau leader du peuple d’Israël ?

Josué, son nom signifie « Dieu sauve », c’est la version hébraïque du nom Jésus. Il apparaît pour la première fois en Exode 17, lors du combat contre Amalek, et cette apparition nous donne la clef de son caractère typique. Tandis que Moïse se tenait en haut sur la montagne pendant le combat, il y avait en bas, dans la plaine, un homme, associé au peuple qu’il conduisait, un homme « en qui est l’Esprit », comme dit l’Éternel à Moïse (Nombres 27,18), et qui dirigeait la bataille de l’Éternel.

Il est encore dit de Josué : un homme « qui sorte devant eux et qui entre devant eux, et qui les fasse sortir et les fasse entrer ; et que l’assemblée de l’Éternel ne soit pas comme un troupeau qui n’a pas de berger… et tu mettras sur lui de ta gloire, afin que toute l’assemblée des fils d’Israël l’écoute. » (Nombres 27,17-20). Le sens de cette expression « qui les fasse sortir et entrer » signifie la conduite victorieuse d’un chef lors de combat. Comme vous pouvez le constater, il est rendu un bon témoignage de Josué. Josué était aussi, nous dit la Bible, au service de Moïse. Il a accompagné Moïse au Sinaï et il est resté au « camp de base » pendant que Moïse montait recevoir les instructions de Dieu, avec entre autres, les tables de la loi. En retournant au camp où se trouvait tout le peuple qui avait fabriqué le veau d’or, Josué croyait entendre un bruit comme celui d’une bataille. Moïse, averti par Dieu, avait compris qu’il s’agissait de bruits de fête et il avait eu raison.

Josué : espion fidèle à Dieu dans le pays de Canaan

Quelques mois plus tard, Josué avait été envoyé en Canaan avec 11 autres personnes pour espionner le pays promis. Au retour, seul Josué et Caleb ont affirmé que malgré les difficultés qu’avaient noté les 12 espions, la victoire revenait au peuple parce que Dieu était avec lui. Malheureusement, personne ne les a suivis et ils ont même failli se faire lapider ! Sorti d’Egypte, le peuple d’Israël a erré quarante ans dans le désert, parce qu’il avait douté de Dieu au seuil de l’entrée en Terre promise. Ce temps d’épreuve passé, la génération incrédule avait disparu, et les Israélites étaient prêts à prendre possession du pays promis. Moïse meurt sur le mont Nébo, en apercevant la Terre promise à distance. C’est à Josué que revient la lourde tâche de partir à la conquête de Canaan.

A cette époque, ce que l’on appelle la Terre Promise était bordée par l’empire égyptien au Sud et l’empire assyrien au Nord. Mais elle n’était gouvernée par aucun des deux. En fait, il n’y avait pas dans ce pays de pouvoir unique et centralisé, mais il était habité par sept tribus cananéennes qui occupaient 31 villes-Etats fortifiées et éparpillées dans toute la région, chacune étant gouvernée par son propre  » roi « .

Josué : leader à la conquête du pays promis par Dieu

Dans le livre de Josué, la conquête est présentée comme relativement facile et rapide. Les Israélites ont contourné la mer Morte et traversé le Jourdain. Ils prennent Jéricho et Aï, concluent un traité avec les Gabaonites. Maîtres de toute la Palestine centrale, ils écrasent une coalition de cinq rois au Sud ainsi que quelques rois au Nord. Le territoire est réparti entre les douze tribus. L’ouvrage se clôt par une assemblée à Sichem, où le peuple s’engage dans l’Alliance avec Dieu, et par la mort de Josué.

C’est lors de cette assemblée de Sichem que Josué avait prononcé son discours dont une phrase nous est certainement bien connue : « Moi et ma maison nous servirons l’Eternel. » Comme toujours, les auteurs bibliques avaient une intention dans leurs écrits. Il est dit dans le livre de Josué que « tout Israël » avait conquis Canaan. Plus loin, le livre des Juges raconte une prise de possession beaucoup plus longue et difficile et même éparpillée. Cela ne signifie pas que l’un des deux livres ne dit pas vraiment la vérité, mais simplement que l’intention des auteurs est différente. Le livre de Josué vise surtout à donner une origine commune aux diverses composantes d’Israël et à rappeler que l’entrée en Terre promise est un don de Dieu fait au peuple élu.

Dieu accompagne Josué dans son ministère de conducteur du peuple

Nous voilà donc au début du ministère de conducteur qu’a eu Josué. Il ne devait certainement pas être facile de succéder à un homme comme Moïse. Même pour quelqu’un de doué en stratégie comme l’était Josué, même pour quelqu’un avec l’expérience qu’il avait ! Le voilà devant une expérience de vie dont lui-même ignore tout ou presque !

En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas devant un pays à conquérir, mais je ne peux m’empêcher de penser à la nouvelle année qui se trouve devant nous. Sera-t-elle une année particulière ? J’affirme que oui, simplement parce que 2006 est unique comme chaque jour que nous vivons ! Cette année ne se répètera pas comme nos vies ne se répéteront pas ! Une année unique, une année de grâce, qui nous apportera des joies et aussi des soucis, du bonheur mais aussi des épreuves. Nous ne savons pas ce qu’elle nous apportera, mais nous savons une chose : Dieu est avec nous dans cette nouvelle année, et c’est ce qui compte. Nous ne savons ce que la nouvelle année apportera, mais nous savons que Dieu nous accompagnera. Que devons-nous savoir de plus ?

La promesse de Dieu à Josué : « Fortifie toi et prends courage. »

Pour Josué, une nouvelle étape commençait, comme pour nous une nouvelle année. Et Dieu l’a appelé à remplacer Moïse. Ce n’était pas une tâche facile, conduire tout un peuple. Il pouvait se sentir dépassé par la tâche. Submergé par les craintes, le doute, la peur. Comme nous peut-être, nous aimerions tant faire des choses positives, pour le règne de Dieu, et peut-être que nous ne nous en sentons pas capables, nous pensons que nous n’y arriverons pas. Ou nous avons des craintes et des soucis pour l’année : pour nous, notre santé, notre situation, celle de notre famille, nos proches, et pour notre foi, notre Eglise. Nous pouvons nous sentir petits, dépassés. Comme Josué.

De Josué, il n’est pas dit grand-chose concernant sa formation, ses études, ses antécédents, on connaît le nom de son père, Noun, mais on ne sait pas plus de lui. En revanche, il est dit une chose importante : c’est ce que Dieu lui a dit. Et cela lui a suffit. Dieu a parlé à Josué, et lui a dit trois fois la même chose dans ce texte : « Fortifie-toi et prends courage. » Je me permets de penser que si Dieu le lui a répété 3 fois, c’est peut-être que Josué avait quelques doutes, non pas sur Dieu mais sur sa propre vie et ses capacités. Le verset 5 dit même, et c’est le mot d’ordre pour cette année : « Jamais je ne t’abandonnerai, jamais je ne te laisserai sans secours. » Quelle promesse extraordinaire ! Pour conduire ce peuple, Josué va en avoir besoin du courage.

On pourrait réfléchir sur les moyens les meilleurs que Josué devrait mettre en place pour mener à bien sa tâche. Dieu lui dit deux choses : la première est cette assurance qu’il sera toujours avec lui. La deuxième concerne l’action de Josué. Dieu ne lui demande pas de faire une école supérieure de stratégie, St-Cyr ou je ne sais quelle école prestigieuse. Non, il lui recommande le livre de la loi. « Que ce livre de la loi ne s’éloigne pas de ta bouche, ne t’en détourne ni à droite, ni à gauche. Médite-le jour et nuit. » Voilà ce que recommande Dieu à Josué.

La force de Josué se trouvera dans sa méditation de la loi, dans l’obéissance à cette loi.

Combien de chrétiens cherchent à découvrir la force en eux-mêmes, à se sentir forts pour combattre. Leur recherche, si elle ne conduit pas au découragement, n’aboutit trop souvent qu’au contentement de soi-même, ce qui ne vaut pas davantage. L’obéissance se vit toujours en relation avec la parole de Dieu. Se fortifier comme il est demandé à Josué passe par ce chemin-là. Il nous appartient de nous nourrir de la parole de Dieu et du Christ, la parole faite chair. Et agir fidèlement selon cette parole.

En lisant seulement la Bible on ne reçoit pas encore de force, il ne s’agit pas de quelque chose de mystérieux et magique. Non c’est en agissant selon cette parole que nous en serons fortifiés. En pardonnant, on reçoit la force de continuer à pardonner, en aimant, on reçoit la force de continuer d’aimer. C’est en forgeant qu’on devient forgeron dit le dicton populaire et il va un peu dans le même sens.

Le miracle, c’est d’abord de comprendre cela et de faire confiance à cette parole. Car si nous faisons confiance à sa parole, alors nous pardonnerons et nous continuerons à pardonner, à aimer. Et en faisant cela, nous dépensons des forces, nous avons donc besoin d’autant plus de forces, et ainsi de suite. On dit que l’appétit vient en mangeant… Et si vous n’avez pas d’appétit, allez travailler avec un bûcheron ou sur un chantier et vous verrez si vous n’aurez pas d’appétit !

Méditer la parole de Dieu et l’accomplir, c’est se fortifier, et prendre courage. Josué n’a pas regardé à lui-même, à ses qualités, mais à celles de Dieu. Tant que je compte sur moi, alors il n’a pas la place pour agir en moi. Mais lorsque je reconnais que j’ai besoin de lui, de son pardon, de son amour, de sa force, il me les donne. Voilà en quoi consiste faire confiance en ce que dit Dieu. De la même manière que Dieu a été avec Abraham, Moïse, Josué, Déborah, Ruth, Marie, Pierre, Paul, il sera avec nous avec la même force et la même intensité.

La promesse de Dieu à Josué : « Jamais je ne t’abandonnerai, jamais je ne te laisserai sans secours. »

Ce qui est vrai pour Josué, l’est également pour nous. Pour cette année, et même au-delà, il nous dit qu’il ne nous abandonnera pas. A Josué, Dieu a dit de ne pas s’effrayer car il est avec lui dans tout ce qu’il entreprendra. Quand nous entreprenons quelque chose, Dieu est avec nous. Cela ne signifie pas qu’il approuve forcément tout ce que nous faisons, mais il nous accompagne dans nos entreprises, ce que nous faisons, des choses les plus élémentaires aux plus extraordinaires, en passant par nos rencontres, nos prières et nos engagements. Il est avec nous. Que la perspective de cette année nous effraie quelque peu ou pas du tout, rappelons-nous que Dieu a dit : « Jamais je ne t’abandonnerai, jamais je ne te laisserai sans secours. » Il nous appartient de nous approprier cette parole, de la recevoir, de l’accepter et d’en vivre alors chaque jour.

Amen

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