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Pourquoi est-il si difficile aux chrétiens de prier ?

1.    La prière dans la Bible

1.1.    Dieu appelle, exhorte, à la prière, et à une prière abondante

Les appels du Seigneur à la prière sont multiples et abondant. Citons quelques exemples :

« Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance… »  Ep 6 : 18

« Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. »  1 Thes 5 : 17

« La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière. »  1 P 4 : 7

« Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces. »  Col 4 : 2

« Exercez- vous à maintenir votre esprit dans une attitude de prière constante. Priez avec régularité et persévérance. »  Rom 12 : 12

« En toute situation, exposez vos besoins et vos souhaits à Dieu, en les lui faisant connaître dans vos prières. Intercédez avec confiance et sérieux, exposez vos requêtes avec précision, sans oublier d’exprimer aussi votre reconnaissance. »  Phil 4 : 6

« Pour montrer qu’il est nécessaire de prier constamment, sans jamais se décourager, Jésus raconta à ses disciples la parabole suivante … » (Parabole du juge et de la veuve) Luc 18 : 1

« Par l’entremise de Jésus, offrons donc en tout temps à Dieu le “sacrifice de louange” qui consiste à célébrer son nom. » Héb 13 : 15

Paul insiste clairement : Priez toujours en premier ! Nous ne devons pas prier en dernier recours – allant d’abord voir nos amis, ensuite le pasteur ou un conseiller, et finalement finissant sur nos genoux. Non, Jésus nous dit : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus tout. » (Matthieu 6 :33)

Nous devons venir au Seigneur d’abord, avant quiconque !

1.2.    Dieu s’engage à entendre, à répondre et à bénir nos prières

« Les yeux de l’Eternel sont sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leurs cris. » Ps 34 :16

« Quand les justes crient, l’Eternel entend, et il les délivre de toutes leurs détresses »
Ps 34 : 18

« Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée. »  1 Jn 5 : 14-15

« La prière fervente du juste a une grande efficace »  Jacques 5 :16

« Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez. » Mt 21 :22
« La prière des hommes droits lui est agréable. »  Prov 15 : 8

« L’Eternel… écoute la prière des justes. » Prov 15 :  29

« Il est attentif à la prière du misérable, il ne dédaigne pas sa prière. »  Ps 1O2 :18

« Nous savons que Dieu n’entend pas les pécheurs ; mais si quelqu’un honore Dieu et fait sa volonté, celui–là, il l’entend. »  Jn 9 : 31

1.3.    Les témoignages de l’Ecriture sont très forts

« Le jour où je t’ai invoqué, tu m’as exaucé, tu m’as rassuré, tu as fortifié mon âme. »
Ps 138 :3

« J’ai fait mes preuves, Dieu. Dans tous mes combats, je ne me suis tourné vers personne d’autre, je t’ai recherché toi seul – et tu m’as entendu, tu m’as répondu et tu m’as donné la force pour mener le combat ! »  Ps 81 : 7

« Magnifiez le SEIGNEUR avec moi, exaltons ensemble son nom ! J’ai cherché le SEIGNEUR, et il m’a répondu ; de toutes mes frayeurs il m’a délivré. Ceux qui regardent vers lui sont radieux, et leur visage n’a pas à rougir. Quand un pauvre crie, le SEIGNEUR entend et il le sauve de toutes ses détresses. »  Ps 34 : 4 – 7

1.4.    Conclusion :  alors pourquoi une si grande négligence  ?

Le constat du Seigneur est des plus tristes : son peuple l’oublie. Et sachons que ne pas prier, c’est oublier Dieu

« Est–ce qu’une jeune fille oublie ses bijoux ? Est–ce qu’une mariée oublie la ceinture de sa robe de mariage ? Non, mais vous, mon peuple, vous m’avez oublié depuis si longtemps qu’on ne peut plus compter les jours. »  Jér 2 : 32

Pourquoi est-il si difficile aux chrétiens de prier ?

2.    Conception erronée de ce qu’est la prière

2.1.    La prière ce n’est pas demander à Dieu

« Par l’entremise de Jésus, offrons donc en tout temps à Dieu le “sacrifice de louange” qui consiste à célébrer son nom. »  Heb 13 : 15

« Celui qui m’honore, c’est celui qui m’offre sa reconnaissance »  Ps 5O : 23

« Apportez avec vous des paroles, Et revenez à l’Eternel. Dites-lui: Pardonne toutes les iniquités, Et reçois-nous favorablement! Nous t’offrirons, au lieu de taureaux, l’hommage de nos lèvres. »  Osée 14 : 2

Les sacrifices qui font plaisir à Dieu, qui l’honorent et qui lui rendent gloire ce ne sont pas nos requêtes, nos demandes et nos sujets d’intercessions aussi louables et aussi justifiables qu’ils puissent l’être.

Ce que Dieu recherche de nous et ce qu’il désire de ses enfants c’est la louange, la reconnaissance, l’adoration, l’humilité, la repentance, nos lèvres qui confessent son nom et qui glorifie son nom. C’est une relation d’amour, de confiance, de dépendance.

La prière ce n’est pas de l’ordre du faire mais c’est du domaine de l’Être. Ce n’est pas des choses à faire, des paroles à exprimer, des rites à s’acquitter. C’est une qualité de communion et de relation avec Dieu.

Nous sommes encore trop dépendants de conceptions païennes dans nos vies chrétiennes de ce que peut-être la prière. Dans l’animisme, prier c’est obtenir les faveurs du dieu à qui l’on s’adresse. C’est se rendre le dieu que l’on adore favorable. C’est se le mettre dans la poche, de son côté. C’est agir de manière à être certain qu’il est avec nous et que nous serons l’objet de son attention, de ses faveurs, de ses bienfaits.
Rien de tout cela avec le Dieu de la Parole.

2.2.    La prière ce n’est pas demander sans cesse, sans fin  à Dieu

« Dans vos prières, ne rabâchez pas des tas de paroles, à la manière des gens de tous les pays, il s’imaginent qu’à force de paroles ils se feront exaucer.
8  Ne faites pas comme eux. Après tout, Dieu est votre Père, il sait ce qu’il vous faut, bien avant que vous le lui demandiez. » Mt 6 : 7 – 8

A regarder de plus prêt nos prières et nos divers moments de prière nous ne sommes parfois pas très loin de cette conception païenne de la prière.

La prière de la veuve qui désire obtenir justice auprès du juge mauvais et que Dieu nous donne comme exemple et modèle n’a rien à voir avec cette prière « rabâchage » que nous pratiquons plus souvent que nous ne sommes prêts à l’admettre et à l’avouer.

Il nous arrive même de croire qu’en criant plus fort notre prière sera plus efficace comme si Dieu allait mieux nous entendre. Il nous arrive même de croire qu’en levant les mains au ciel Dieu nous verra mieux. Et pourra ainsi mieux nous entendre et mieux nous répondre. Comme si la qualité de notre prière dépendait de chose à faire ou à ne pas faire !!!  Mais je ne dis pas non plus que cela soit mauvais de lever les bras au ciel dans nos temps de prière.

La grande difficulté dans notre vie de prière c’est de percevoir la prière comme quelque chose qui appartient au domaine de l’être, et non du faire. C’est  une qualité relationnelle avec Dieu, une qualité d’amour, de communion, d’union…
Et dès que nous sommes dans le domaine du faire, de l’action, nous tombons obligatoirement dans le domaine de la loi, et ensuite dans le domaine du légalisme. Et là nous sommes complètement à côté de la plaque, à côté de ce que Dieu veut de ses enfants.

3.    Nous n’aimons pas assez Dieu

Permettez-moi de revenir sur ce thème dont j’ai déjà parlé parmi vous. Mais je le crois des plus importants et je crois même que tout est là dans ce point là. Tout se joue à ce niveau là. J’aurai même envie de dire que tout notre problème de la prière est à ce niveau là :

parce que nous n’aimons pas Dieu,
parce que nous n’aimons pas assez Dieu,
parce que nous ne savons pas aimer Dieu.

Je suis surpris de la force que peut donner l’amour. Dès que nous aimons, nous savons trouver en nous des capacités incroyables, des forces nouvelles et amplifiées d’une manière extraordinaire.

Dès que nous aimons une personne, notre vie intérieure est transformée au point de nous changer complètement, et de nous étonner nous-même sur les capacités nouvelles que nous trouvons dans cette relation d’amour.
Au regard de notre vie de prière, je crois pouvoir affirmer que nous n’avons pas un très grand amour pour Dieu. Nous croyons aimer Dieu, et être prêt à tout pour lui. Un peu comme Pierre :
« Pierre lui dit: Je ne prétendrai jamais que je ne te connais pas, même si je dois mourir avec toi. Et tous les autres disciples dirent la même chose. » Mt 26 : 35

Mais en réalité notre amour est vraiment petit, vraiment petit … et nous ne le savons pas. Et nous nous illusionnons nous-mêmes sur notre amour pour Dieu. Voire même : nous nous gargarisons de notre amour pour Dieu dont nous devrions la plupart du temps avoir plutôt honte tellement il est petit et médiocre.

Je crois pouvoir dire que le résultat premier d’un véritable amour est de désirer la personne aimée, et de la désirer ardemment, vivement, intensément, énergiquement, résolument, etc.  Et la seule chose qui puisse combler un tel désir est d’être avec la personne aimée, de jouir de sa présence, de la voir, de la contempler, de dialoguer avec elle, de l’admirer, de la trouver belle, géniale. En sa présence le temps ne compte pas et ne compte plus. Une heure avec elle passe aussi vite qu’une minute.

Si l’amour est cela, si l’amour est bien ainsi et si l’amour se manifeste ainsi … alors où est notre amour pour le Seigneur ?   Vous voyez bien que j’ai raison de dire et d’affirmer que nous n’aimons pas vraiment notre Sauveur et Seigneur.

Nous sommes bien en deçà de toutes nos pieuses prétentions les plus spirituelles !!!  Un amour réel de notre Seigneur nous donnerai envie de Lui, envie d’être avec Lui, envie de passer du temps avec lui, envie de l’admirer, de l’adorer etc.

« je vais vous indiquer la voie par excellence, celle qui surpasse toutes les autres. 1  En effet, si je savais parler toutes les langues des hommes et même celles des anges, mais que je n’aie pas l’amour, je ne serais rien de plus qu’une trompette claironnante ou une cymbale bruyante.
Si je n’ai pas l’amour, j’ai beau être le plus inspiré des porte-parole de Dieu, connaître tous les secrets de son plan et être versé dans toutes les sciences, je peux même avoir une foi absolue au point de transporter des montagnes: sans amour je ne suis rien.
Quand je me dépouillerais de tous mes biens pour la nourriture des affamés, quand je distribuerais en aumônes tout ce que je possède, quand même je me ferais brûler pour mes convictions, si je n’ai pas d’amour, cela ne me sert de rien. »  1 Cor 13 : 1 ssv

Au lieu de prier et de dire : « Seigneur apprend moi à prier », nous devrions plus souvent dire : « Seigneur apprend moi à t’aimer ».

4.    Question de priorité

Une priorité est l’importance que vous accordez à quelque chose. Et les chrétiens qui négligent la prière ont déformé leurs priorités.

De nombreux croyants déclarent qu’ils prient si et quand ils en trouvent le temps. Cependant chaque semaine, rechercher Christ devient pour eux moins important que de laver la voiture, faire le ménage, visiter des amis, manger au restaurant, faire des courses, regarder du sport. Ils ne s’accordent tout simplement pas le temps de prier.

Or, les gens n’étaient pas différents aux temps de Noé et de Lot. Leurs principales priorités étaient de manger et de boire, d’acheter et de vendre, de se marier et de prendre soin de sa famille. Ils n’avaient pas le temps d’écouter les messages du prochain jugement de Dieu. Ainsi, personne n’était prêt quand survint le jugement.

Evidemment, rien n’a changé au cours des siècles. Pour la plupart des gens et des chrétiens, Dieu demeure au bas de leur liste de priorités. Et au sommet, se trouvent le revenu, la sécurité, le plaisir, la famille. Bien sûr, pour de nombreux français Dieu n’apparaît même pas sur la liste. Mais cela n’attriste pas le Seigneur autant que sur le manque de considération que lui accordent ses propres enfants !

Aujourd’hui, des milliers de chrétiens seraient prêts à faire n’importe quoi pour ressentir le touché de Dieu et connaître une quelconque expérience extatique en sa présence. Mais même s’ils obtiennent ce qu’ils ont recherché, l’expérience ne dure qu’un court moment. Et, ironiquement, tout ce temps où ils ont voyagé et recherché le touché de Dieu, ils n’ont même pas passé cinq minutes en prière.

Bien-aimés, le Seigneur ne désire pas nos restes – ces petits bouts de temps où nous avons simplement le temps de formuler une rapide requête. Ce n’est pas un sacrifice de prière. C’est une offrande boiteuse – et elle souille l’autel.

Le prophète Malachie écrit :
« Quand vous offrez en sacrifice une bête aveugle, n’est-ce pas mal ? Quand vous en offrez une boiteuse ou infirme, n’est-ce pas mal ? Offre-la donc à ton gouverneur ! Te recevra-t-il bien, te fera-t-il bon accueil ? dit l’Eternel des armées. » ( Malachie 1 :8)

Dieu espérait que son peuple prendrait soin de son troupeau, examinant chaque animal, pour choisir les spécimens les plus parfaits, pour lui offrir en sacrifice. Et de même aujourd’hui, Dieu attend la même chose de notre part. Il exige de nous un temps de qualité – un temps où nous ne serons pas pressés ou à la course. Et nous devons faire de ce temps une priorité !

Le fait est qu’aucun chrétien ne mettra du temps à part pour la prière à moins que cela ne devienne sa principale priorité, au-dessus de tout autre chose – au-dessus de la famille, de la carrière, des loisirs, de TOUT. Autrement, ce sacrifice est perverti.

5.    Le chrétien apprend à vivre sans la prière

De nombreux chrétiens pensent que ce qui est exigé d’eux est d’aller à l’église, d’écouter la prédication, de résister au péché, de  faire de leur mieux, et tout ira bien pour eux. C’est le sacrifice qu’ils apportent à Dieu – et ils pensent qu’ils lui sont agréables !

« J’ai passé du temps au chevet de chrétiens agonisants qui allèrent fidèlement à l’église pendant plus de cinquante ans. Ces personnes n’ont jamais manqué une réunion. C’était de bonnes personnes, dévouées dans leurs familles, et elles pouvaient parler de tout sujet spirituel. Mais elles n’avaient aucune vie de prière. Elles passaient des heures avec leurs familles, ou assis devant la télé, ou s’occupant de leurs loisirs mais elles n’avaient aucun temps en privé avec Christ. »

« Au jour du Jugement, beaucoup me diront: Seigneur, Seigneur, c’est en ton nom que nous avons été prophètes; c’est en ton nom que nous avons chassé des esprits mauvais; c’est en ton nom que nous avons accompli de nombreux miracles. Ne le sais-tu pas?
Alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus; allez-vous-en loin de moi, vous qui commettez le mal! »  Mt 7 : 22 – 23

« Plus tard, les autres vierges arrivèrent aussi et dirent : « Seigneur, Seigneur, ouvre–nous ! »
Mais il répondit : « Amen, je vous le dis, je ne vous connais pas. »
Veillez donc, puisque vous ne connaissez ni le jour, ni l’heure. »  Mt 25 : 11 – 13

Il existe de très nombreux couples qui vivent leur vie de couple sans dialogue, sans communication, sans échange, sans discussion, sans partage. Ils ne se parlent pas, ne communiquent pas. Chacun vit à côté de l’autre, chacun accomplit plus ou moins les devoirs conjugaux et familiaux.  Il y a cohabitation dans un même appartement, une même maison, cohabitation et partage des biens matériels, voir cohabitation et partage d’un même lit. En fait au lieu d’une vie de couple, il s’agit de deux vies célibataires qui mettent en commun certaines choses mais qui gardent précieusement pour soi tout ce qui a trait à la vie intime de chacun.

En fait ils ne se connaissent pas réellement et ne réalisent pas dans leur vie ce que Dieu a voulu pour le couple, lorsqu’il a dit « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » Gen 2 : 24

En fait une mauvaise conception de la vie de couple (et cela pour diverses raisons) et de ce qu’est la vie de couple, peut conduire des hommes et des femmes à ne jamais connaître le projet de Dieu pour un homme et une femme qui décident ensemble d’unir leur vie dans le mariage.
Ainsi est la vie d’un certain nombre de chrétiens vis à vis de Dieu. Leurs conceptions erronées de ce qu’est la vie chrétienne selon la pensée de Dieu et que la Bible ne manque pas de nous révéler, conduit un grand nombres de chrétiens authentiques à ne pas véritablement connaître ce qu’est vivre en communion avec Dieu, ce qu’est vivre dans l’union à Jésus Christ, ce qu’est la prière de communion, ce qu’est de passer du temps dans la présence de Dieu, de passer du temps dans la jouissance de son amour, de sa Parole, de sa personne divine.

Il est possible de construire sa vie chrétienne avec du chaume et de la paille. Il est aussi possible de construire sa vie avec de l’or, des perles précieuses et de l’argent.

Nous ne devrions jamais nous contenter de la médiocrité, et encore moins lorsqu’il s’agit de notre vie relationnelle avec notre Sauveur et Seigneur.

Ne nous plaignons pas de notre vie chrétienne et de la qualité de celle-ci. Très souvent nous n’avons que ce qu’il résulte de notre temps de communion avec notre Sauveur et Seigneur.

On raconte l’histoire suivante d’un garçon très riche qui est venu demander à son pasteur de bien vouloir présider à la cérémonie de son mariage dans son église. Le pasteur est très heureux et s’attend à ce qu’il y ait une somptueuse collecte ! A sa grande stupeur. le marié après la cérémonie lui tend un billet de 1O frs en disant : excusez-moi je n’ai rien   de plus … Quelques mois plus tard, le pasteur reçoit la visite du marié qui se plaint fort . Ma femme est dépensière salle caractère … bref elle a tous les défauts !   Alors, le pasteur de lui dire :  » Vous savez aujourd’hui   pour 1O frs on n’a   pas grand chose !

6.    Notion de combat spirituel

S’il y a un domaine dans notre vie chrétienne qui est et qui sera particulièrement l’objet des attaques de l’ennemi de notre âme, c’est la prière. C’est la prière en tant que communion avec notre Sauveur et Seigneur, c’est la prière en tant que moment particulier et privilégié, dans le temps et dans l’espace, que nous pouvons avoir avec notre Sauveur et Seigneur.

Permettez-moi une autre histoire :

Dans une assemblée un participant   conscient de ses faiblesses avait l’habitude de dire dans ses prières ras :  » Seigneur enlève de ma vie les toiles d’araignée !  » – Cette formule si   souvent répétée fit qu’un autre participant se mit à prier après celui qui se servait de cette image, pour dite :  » Seigneur, je te prie de tuer cette araignée qui cause tant de dégâts !  »

Dans notre vie de prière, nous avons besoin d’aborder celle-ci en combattant l’araignée plutôt que de se contenter de s’attaquer aux toiles d’araignées.

Tant que nous ne serons pas vraiment conscient de la réalité de ce combat spirituel et de la dimension spirituelle que peut revêtir notre communion avec Dieu, nous ne pourrons pas résoudre nos problèmes vis à vis de la prière.

L’enjeu de notre communion spirituelle avec le Christ et de notre vie de prière n’est pas dans une petite ballade amoureuse et romantique au bord d’un lac de montagne, un après midi du mois de juillet. L’enjeu est dans la réalité du combat spirituel entre le Royaume de Christ et la tentative de Satan d’établir son royaume et de vouloir imposer à nos âmes l’adoration de sa personne.

« En effet, ce n’est pas contre le sang et la chair que nous luttons, mais contre les principats, contre les autorités, contre les pouvoirs de ce monde de ténèbres, contre les puissances spirituelles mauvaises qui sont dans les lieux célestes. » Ep 6 : 12

Version PVV

« Car ce n’est pas seulement de notre combat à nous qu’il s’agit. Nous n’avons pas à lutter uniquement contre notre nature terrestre, ni contre de simples ennemis mortels, mais contre les puissances occultes, contre une organisation spirituelle satanique, contre les dictateurs invisibles qui, dans les ténèbres, veulent contrôler et régir notre monde, contre la légion des esprits démoniaques dans les sphères surnaturelles, véritables agents du quartier général du mal. »

Notre contexte culturel : raisonnable, scientifique, rationaliste, humaniste, bien souvent athée, nous conduit à ne pas prêter une réelle attention à cette réalité spirituelle et occulte. C’est bien pour les petits africains… c’est bien pour les pauvres d’esprit et les ignorants… c’est bien pour les faibles : les enfants et les femmes.

Quelle illusion et quel pouvoir de Satan de pouvoir se cacher et d’essayer de passer inaperçu.  Ainsi il a toute marge de manœuvre pour mettre ses plans démoniaques en action.

La Bible l’affirme : il y a un combat spirituel. Christ a vaincu à la croix et il nous demande de vivre cette victoire en prenant possession de son royaume. La prière en tant que communion réelle et intime avec notre Sauveur et Seigneur est l’arme N°1 du chrétien pour vivre et réaliser dans sa vie cette victoire de Christ à la croix.

7.    Les chrétiens ne croient pas à la prière

Au cours du temps, de nombreux chrétiens ont été découragés par des prières sans réponse – et finalement, ils abandonnent tout simplement. Ils pensent : « Peut-être que je manque juste de foi. Tout ce que je sais c’est que la prière ne marche pas pour moi. Et pourquoi devrais-je prier si cela ne marche pas ? »

Les Israélites au temps d’Esaïe avaient la même attitude. Esaïe écrivait :

« Tous les jours ils me cherchent, ils veulent connaître mes voies, comme une nation qui aurait pratiqué la justice…ils me demandent… (ils désirent l’approche de Dieu). Que nous sert-il de jeûner si tu ne le vois pas ? De mortifier notre âme, si tu n’y as point égard ? » ( Esaïe 58 : 2-3)

Ces personnes accusaient Dieu de négliger ses enfants ! Ils lui disaient : « J’aime Dieu – je fais le bien et j’évite le péché. Et, jusqu’à récemment, je l’ai fidèlement recherché dans la prière. Mais vous savez, il ne m’a jamais répondu ! Alors pourquoi devrais-je continuer à affliger mon âme devant lui ? Il n’a jamais fait de cas de mes requêtes ! »

« Récemment, un pasteur m’écrivit une lettre alarmante. Il disait : « Frère Wilkerson, la semaine dernière j’ai fermé l’église que j’avais dirigée depuis plusieurs années. J’ai simplement dispersé la congrégation et quitté le pupitre. Pendant des années, j’ai prié pour le réveil – mais il n’est jamais arrivé. Nous avons prié pour un bâtiment – mais cela n’a jamais abouti. Au fil des ans nous sommes tombés à trente personnes. Cela ne marchait pas tout simplement. Et maintenant, je pars pour trouver un autre travail. »
J’ai eu pitié de cet homme abattu. Cependant je suis d’accord : il a besoin d’un autre travail car il n’a pas été appelé au ministère en premier lieu. Vous voyez, notre appel n’est pas de voir arriver un réveil, de construire une église, ou d’avoir un nombre respectable de membres dans la congrégation. Non – c’est d’accomplir fidèlement son ministère envers le Seigneur – et cela comprend la vie de prière ! »

Jacques écrit que Dieu ne répond pas aux prières de ceux qui demandent des choses pour leur propre satisfaction.

« Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. » Jacques 4 :3

En d’autres mots : « Vous ne demandez pas la volonté de Dieu. Vous n’êtes pas prêts à vous soumettre à tout ce qu’il veut. Au contraire, vous essayez de lui dicter les choses qui satisferont votre propre cœur !»

Ne vous y trompez pas – notre Dieu est complètement fidèle. Paul écrit :

« Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur… »
Rom 3 : 4
« Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez. » Mt 21 :22

Nous avons besoin de découvrir et de redécouvrir la fidélité de notre Dieu.

8.    Question de discipline et de prix à payer

J’ai particulièrement insisté ce matin sur la prière en tant que relation de communion avec Dieu. La prière est avant tout un état, un être avec Dieu plutôt que du domaine du faire, de l’action.

Mais cela n’exclut pas non plus que la prière en tant qu’état, en tant qu’ être puisse et doive parfois s’incarner dans le faire, dans le domaine de l’action.

« Mais toi, quand tu veux prier, va dans ta pièce la plus retirée, verrouille ta porte et adresse ta prière à ton Père. Il est là, présent dans ce lieu secret, et comme il voit ce qui se fait en secret, il te le revaudra. » Mt 6 : 6

La discipline de la prière ; la discipline de mettre du temps de côté pour passer du temps avec Dieu. Tout à l’heure nous avons parlé du manque d’amour envers Dieu. Mais nous devons aussi souligner le problème de la discipline de notre vie chrétienne et dans notre vie chrétienne.

« J’entraîne mon corps par l’endurcissement et la discipline afin de le réduire à ma merci: je le maîtrise et le maintiens asservi, de peur qu’après avoir appelé les autres au combat et leur avoir proclamé la Bonne Nouvelle, je ne me trouve moi-même disqualifié. » 1 Cor 9 : 27

Il est évident que notre corps a des désirs contraires aux choses de l’Esprit :

« Votre ancienne nature avec ses désirs égoïstes se rebiffe contre l’Esprit, les aspirations de votre être irrégénéré se dressent sans cesse contre l’être spirituel; mais l’Esprit, de son côté, s’oppose à la volonté naturelle de l’homme. Ces deux forces antagonistes sont constamment en conflit, chacune d’elles luttant pour subjuguer votre volonté. Elles influencent sans cesse vos désirs. C’est pour cela que vous n’arrivez pas à mettre vos résolutions à exécution et que vous n’êtes pas libres de faire ce que vous aimeriez. » Gal 5 : 17

C’est la raison pour laquelle Paul traite durement son corps afin que celui-ci ne lui dicte pas ce qu’il doit faire mais que ce soit l’Esprit de Dieu qui lui dicte sa conduite.

Les désirs de la chair sont très puissants en nous, il faut bien le reconnaître. Et il nous faut toute la grâce du Seigneur et sa puissance agissante dans notre vie pour ne pas obéir aux désirs de notre chair. Nous avons besoin de mettre en place et d’activer une certaine discipline spirituelle si nous voulons vivre une vie chrétienne toujours plus en étroite communion avec le Christ.

Je ne me contredis pas avec tout à l’heure : c’est l’amour pour notre Sauveur et Seigneur qui est à la base de toutes nos actions. Mais cet amour a besoin pour se développer et croître de l’acquiescement de notre volonté, et cela ne passera que par l’activation de notre discipline intérieure.

La discipline est une chose difficile, impopulaire, surtout à notre époque. Les choses ne sont jamais acquises une fois pour toute. Il faut la discipline et cela jusqu’à la fin :

« que celui qui est debout prenne garde de ne pas tomber » 1 Cor 1O : 12
« car Démas m’a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique »  2 Tim 4 : 1O

Cette dynamique disciplinaire de notre vie chrétienne est difficile parce que notre corps à des désirs contraires à ceux de l’esprit. Mais aussi parce que le prix à payer pour suivre le Christ est parfois très élevé.

Quel est ce prix à payer ?

« Or, ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont cloué à la croix leur vieille nature avec ses passions et ses désirs. Celui qui a pris Jésus-Christ pour maître est mort, avec lui, à ses projets et à ses plans personnels.
Puisque l’Esprit est la source de notre vie, laissons-nous aussi conduire par lui, suivons ses indications et agissons comme il le désire, c’est-à-dire que notre vie, elle aussi, soit spirituelle. »  Gal 6 : 24 – 25

Le chemin de la Gloire passe par le chemin de l’abnégation de nous-mêmes au profil de la présence du Christ dans notre vie.

« Il faut que lui croisse et que, moi, je diminue. »  Jn 3 : 3O
Que Dieu vienne à notre aide pour que notre vie de prière individuelle connaisse une réelle transformation, une nouvelle naissance, une nouvelle impulsion.

Que Dieu vienne à notre aide pour que notre vie de prière communautaire connaisse une réelle transformation, une nouvelle naissance, une nouvelle impulsion.

Pour approfondir le sujet :

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3 commentaires sur “Pourquoi est-il si difficile aux chrétiens de prier ?”

  1. Jean ADEHN dit :

    C’est une grande bénédiction que cet enseignement sur la prière… Je ne peux trouver mieux dans le moment actuel, par rapport à mes préoccupations et mes questions sur ma relation voire ma communion avec Dieu, Jésus-Christ mon Sauveur et Seigneur.
    Il est comme des écailles qui, véritablement, tombent définitivement de mes yeux. En effet, je m’en doutais depuis un temps à voir la « misère » dans la qualité de ma relation avec LUI.
    Alors BIEN, je m’en retrouve aujourd’hui par la Vérité des paroles de cet enseignement. Elles sont d’une simplicité, transparence et clarté pour une vie de foi chrétienne épanouie.
    Soyez plus bénis!

  2. JOSUÉ Romain Kazadi. dit :

    Un très bon enseignement sur la prière et que Dieu soit Beni pour ça. J’ai juste une petite question : les textes bibliques que vous avez donné, dites moi un peu c’est de quelle version de la Bible que vous les avez tirés??

    1. eglise.agen dit :

      Les textes sont tirés de la Bible en version Segond ou Semeur.

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