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Jean 20v19-21, Actes 2v1-8 : Les transformations par le Saint-Esprit

Les transformations par le Saint-Esprit

Il y a près de 20 siècles survenait un évènement qui a bouleversé des milliers de personnes et par la suite une bonne partie de la société. La transformation qui s’en est suivie a été extraordinaire ! Un fait abstrait, qu’on ne pouvait toucher (la venue du Saint-Esprit) a eu des répercussions concrètes chez ceux qui acceptaient de vivre pour Dieu.

Mais si nous parlons de ce que Dieu a fait il y a si longtemps, c’est parce qu’il veut continuer à l’accomplir aujourd’hui. Mais a-t-on besoin d’être transformé… ? Quelles ont été ces transformations ?

1. Transformation de la vie intérieure des disciples:

« Le soir du premier jour de la semaine [après la mort de Jésus], les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient fermées à cause de la crainte des juifs » (Jean 20) ; même chose 8 jours plus tard. C’est la peur qui les enfermait sur eux-mêmes. Ils savent que leur Maître était ressuscité mais ils ne réussissent pas à vivre les promesses qu’il leur avait données : « Je vous laisse la paix » (Jean 14v27) ; « Que la paix soit avec vous » (Jean 20v21, 26). Normalement, ensemble on a moins peur, mais les disciples malgré cela continuent à vivre repliés sur eux-mêmes. Même Pierre, le dur, reste enfermé ; il avait pourtant affirmé haut et fort : « Jusqu’au bout je te suivrai ! » Mais la peur l’avait fait mentir et renier son Maître, très rapidement après.

Nous pouvons connaître l’angoisse, la peur des autres, du passé, du présent, de l’avenir, du travail, de la santé,… Cet état d’esprit nous perturbe profondément, aussi bien dans notre manière d’aborder les situations que dans nos relations avec les autres. On se replie sur soi, on pense que le fait de se couper d’avec les autres, c’est le mieux…

L’anxiété vient d’une confiance en soi : nous n’abordons les évènements qu’en comptant sur nous-mêmes ; et lorsque nous ne les maîtrisons pas, nous perdons notre assurance. Le chrétien peut connaître la peur. Personne n’est à l’abri, mais ce qui s’est passé ce jour de la Pentecôte nous montre que la solution est de nous laisser diriger, contrôler par l’Esprit de Dieu. C’est grâce à son action que nous pouvons être libérés de la peur. Au lieu de chercher à la vaincre par nous-mêmes, l’action de Dieu passe par la confiance en lui.

C’est le message que les apôtres ont donné par la suite : « L’Esprit conduit à la vie et à la paix » (Romains 8v6) ; « Le royaume de Dieu, c’est la paix et la joie, par le Saint Esprit » (Romains 14v17) ; un des fruits de l’Esprit – c’est-à-dire une des conséquences de la présence de Dieu en nous – c’est la paix (Galates 5v22). Le Seigneur veut nous faire entendre que sans lui, nous ne sommes rien. Les disciples l’ont vécu en ce jour de Pentecôte et par la suite.

L’œuvre que le Saint Esprit a accompli en ce jour est une œuvre libératrice. Quand les 120 disciples ont été remplis de l’Esprit de Dieu, ils ont été libérés d’eux-mêmes et n’ont plus été liés par la crainte d’être confrontés aux autres, ni de la prison, ni même le risque de la mort. Quelques jours plus tard, les disciples vivent la prison, mais une fois relâchés, ils ne sont pas envahis par la peur mais au contraire ils sont remplis d’assurance.

Mais il est nécessaire qu’ils soient de nouveau remplis du Saint Esprit (Actes 4v31) : la peur les avait saisis de nouveau mais ils prient ; ils ne placent plus leur confiance dans leurs propres capacités mais dans celle que Dieu donne. On n’a pas la paix une fois pour toutes ; elle est renouvelée quand on se tourne vers Dieu dans la confiance et la dépendance. C’est pourquoi Paul dit : « Soyez constamment en train d’être remplis de l’Esprit » (Ephésiens 5v18).

2. Transformation par l’Esprit de l’engagement vis-à-vis de Dieu:

Les dernières paroles de Jésus à ses disciples ont été relatives au témoignage : « Allez, faites de toutes les nations des disciples… » (Matthieu 28v19). Leur mission est l’évangélisation, mais ils sont tenaillés par d’autres sentiments et ils restent enfermés sur eux-mêmes.

Il est évident que nous pouvons avancer bien des arguments pour nous prouver que les hommes sont irréligieux et qu’ils rejetteront notre témoignage. Mais il faut reconnaître que nous craignons d’être nous-mêmes rejetés. Nous nous taisons ; je me tais trop facilement.

La période après la mort et la résurrection n’a pas été une attente passive mais les disciples priaient. Nous faisons facilement un constat d’échec quant à notre témoignage, mais prions-nous pour que le Seigneur nous qualifie ? En tout cas, ce que les disciples attendaient, nous n’avons plus à l’attendre : le Saint Esprit est descendu ; et Jésus avait dit que l’Esprit demeurerait toujours avec eux (Jean 14v16).

La prière permet à Dieu d’agir et il nous qualifie lui-même alors.

Mais ce n’est qu’une fois remplis du Saint-Esprit que les apôtres ne font plus que de se regarder entre 4 yeux et 4 murs. Ils sont poussés par l’Esprit ; et quand ce « souffle » de Dieu les pousse, ils vont vers les autres. Ce jour de la Pentecôte, « ils furent tous remplis du Saint Esprit et ils se mirent à parler… » (Actes 2v4). Paul écrit aux chrétiens d’Ephèse (Ephésiens 5v19) qu’une des conséquences de la plénitude du Saint Esprit, c’est la communication avec les autres : « Laissez-vous constamment remplir par l’Esprit : ainsi vous vous encouragerez mutuellement ». Notre responsabilité n’est pas dans le fait de faire des efforts pour sortir de notre coquille ou de notre égocentrisme, mais de désirer nous laisser conduire par le Saint Esprit.

Le jour de la Pentecôte, les disciples « se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer » (Actes 2v4) : nous croyons que c’étaient des langues connues, parlées par les pèlerins qui venaient de plusieurs pays. Ainsi leur témoignage a été efficace. Par l’action de Dieu en eux, ils sont devenus des fonceurs pour Dieu. Rien ne va les arrêter, pas même la prison : après avoir été emprisonnés à cause de leur témoignage, ils se réunissent, ils se parlent de ce qu’ils ont vécu et ils prient. « Quand ils eurent prié, ils furent remplis du Saint Esprit et ils annonçaient la Parole de Dieu avec assurance » (Actes 4v31).

L’Esprit de Dieu donne les armes nécessaires pour aller de l’avant pour lui : il est un « Esprit de force, d’amour et de sagesse » (2 Timothé 1v7). Quand on en est rempli, le risque n’étouffe pas le but : « Il y eut une grande persécution contre l’Eglise de Jérusalem ; ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, annonçant la Bonne Nouvelle de la Parole » (Actes 8v1, 4).

Les premiers chrétiens ont été métamorphosés pour être les témoins de Jésus-Christ. Et nous ? C’est aussi notre responsabilité ; le moyen de la vivre est la même que pour les premiers chrétiens à qui Jésus a dit : « Vous recevrez une puissance, le Saint Esprit, et vous serez mes témoins » (Actes 1v8).

Mais ce qui peut nous manquer, c’est peut-être un des fruits de l’Esprit : l’amour ; l’amour selon Dieu.

Cela nous permet de parler de la troisième transformation qu’opère l’Esprit de Dieu chez les disciples.

3. Transformation dans les relations avec les autres:

Voyons l’attitude des disciples durant les 3 ans passés avec Jésus, avec 3 exemples négatifs.

– Entre eux, quels sentiments manifestaient-ils ? La plupart du temps, très bons. Mais l’épisode de la demande des 2 frères Jacques et Jean montre que ce qui les travaillait était mû par l’orgueil : leur demande, c’est d’être, eux, les plus près de Dieu dans le ciel (Matthieu 20v21). Et Jésus leur répond : « Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ».

Paul écrira aux Ephésiens qu’une des conséquences de la plénitude de l’Esprit dans la vie du chrétien est la soumission réciproque : « Laissez-vous constamment remplir par l’Esprit ; parce que vous révérez le Christ, vous vous soumettrez les uns aux autres » (Ephésiens 5v18 et 21).

– Vis-à-vis des enfants qu’on amenait à Jésus pour qu’il les bénisse, les disciples les repoussent ; mais Jésus leur dit : « Laissez venir à moi les petits enfants » (Luc 18v16). Le rejet des plus faibles n’est pas digne de celui qui vit en suivant Dieu.

– Vis-à-vis des étrangers qui ne faisaient pas partie, selon les disciples, du peuple de Dieu, ils sont très sévères : face à la femme cananéenne qui demandait à Jésus d’intervenir dans la maladie de sa fille, les disciples sont catégoriques : « Renvoie-la car elle crie derrière nous ! » (Matthieu 15v23). Mais Jésus, lui, « voyant la foi de cette femme » guérit sa fille.

Les réactions des chrétiens, les nôtres, sont peut-être de temps en temps de la même trempe. Notre vie de famille reflète un manque d’amour ; notre témoignage est amoindri par notre indifférence.

Mais à Pentecôte, l’attitude des disciples change, non pas tellement à cause d’une prise de conscience de cet état de choses et d’un effort prodigieux, mais parce qu’ils ont été remplis du Saint Esprit. Leur regard et leur comportement ont changé ! La preuve :

– Ils manifestent concrètement l’amour entre eux : « Ils partageaient le produit de leurs biens entre tous, selon les besoins de chacun » (Actes 2v45) ; « il n’y avait parmi eux aucun indigent » (Actes 4v34).

– Envers les étrangers, suite à la conversion des premiers païens, Pierre dit aux autres chrétiens offusqués de son ouverture, que c’est l’Esprit qui l’a persuadé d’aller vers ces étrangers : « Dieu m’a appris à ne regarder aucun homme comme souillé ou impur » (Actes 10v28).

– Vis-à-vis des ennemis, quelle est l’attitude de celui dont la vie est contrôlée par le Saint Esprit ? Etienne, « rempli du Saint Esprit » (Actes 7v55), sous les pierres que les pharisiens lui jetaient, dit : « Seigneur, ne leur ajoute pas ce péché » (v60).

Ces transformations sont la marque de l’Esprit de Dieu en eux. Nous avons besoin d’être aussi constamment remplis du Saint Esprit pour que nous ne retombions pas dans les pièges qui sont malheureusement très humains.

 

Après la Pentecôte, les disciples n’étaient plus des receveurs mais des distributeurs ; par l’action du Saint-Esprit, ils débordaient de joie (au lieu de la peur), de l’amour (au lieu de l’indifférence ou du rejet). Ils devenaient plus exactement des receveurs-distributeurs ; leur communion avec le Seigneur débordait ! L’œuvre que le Saint Esprit a opérée a été de briser leur égocentrisme, et ils vivaient pour Dieu et pour les autres.

Nous avons besoin de cela jour après jour dans notre vie ; mais il faut le reconnaître, prier et croire que Dieu va continuer à nous transformer de la même manière que les premiers disciples.

« Que Dieu vous comble de toute joie et de sa paix par votre confiance en lui. Ainsi votre cœur débordera d’espérance par la puissance du Saint Esprit » (Romains 15v13).

 

Jean-Ruben

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Un commentaire sur “Jean 20v19-21, Actes 2v1-8 : Les transformations par le Saint-Esprit”

  1. reine rabehanta dit :

    Cher Pasteur Ruben
    Que l’Esprit Saint continue à vous révéler la sagesse, l’intelligence et la force de la Parole de Dieu.
    Je remercie Elohim de m’avoir mis sur votre chemin. Vous avez bien expliqué l’enseignement de la Vérité selon la conformité de la foi pour la merveilleuse de mon espérance en Christ Jésus.
    Que notre Seigneur vous bénisse !
    Shalom

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