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La divinité de Jésus : est-ce important d’y croire ? C’est essentiel !

La divinité de Jésus. C’est essentiel !

Devenu musulman, un homme avait pourtant reçu un enseignement dans une église évangélique pendant sa jeunesse. Et pour expliquer comment il s’était tourné vers l’islam qui affirme que Jésus n’est pas Dieu ni le Fils de Dieu, il explique qu’il n’a jamais eu d’enseignement sur ce sujet qui l’aurait convaincu. Il faut dire que le sujet touche une dimension qui nous dépasse : on ne peut pas expliquer Dieu et il restera toujours un mystère. Mais ce n’est pas pour autant que notre foi en la divinité de Jésus ne s’appuie pas sur des arguments concrets. Pourquoi croit-on que la Bible affirme que Jésus est Dieu ? Quels arguments répondez-vous à un Témoin de Jéhovah ou à un musulman qui vous démontre qu’il est impossible de croire en la divinité de Jésus ?

Le sujet est trop essentiel pour croire que Jésus est Dieu sans pouvoir argumenter !

Au-delà du fait d’apporter des arguments à la réalité de la divinité de Jésus, nous voulons professer notre foi, à travers ces textes de la Parole de Dieu : oui, « Jésus est le Seigneur », « il est le Dieu véritable », comme Dieu l’affirme dans sa Parole !

Nous verrons d’abord les affirmations dans l’Ancien Testament ainsi que dans les écrits des apôtres, pour ensuite nous arrêter sur les affirmations de Jésus lui-même ainsi que sur les arguments liés à sa vie, pour terminer par ce que cela implique pour nous en particulier.

1) Qu’est-ce que les écrivains de la Parole de Dieu affirment sur la divinité de Jésus le Messie ?

– Les textes de l’Ancien Testament annoncent un Messie qui sera de la descendance de David (donc il sera un homme) mais en même temps son essence est divine. Esaïe, en particulier, avait reçu des révélations précises sur celui qu’on appellera « Emmanuel » (« Dieu avec nous ») qui naîtra d’une jeune fille vierge (Esaïe 7v14) : « Un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule ; on l’appellera Admirable Conseiller, Dieu Puissant, Père Eternel, Prince de la Paix » (Esaïe 9v5) : quel mystère que cet enfant, ce fils qui revêtira tous les attributs de Dieu tout en étant distinct de lui !

Jérémie, en parlant du descendant de David, affirme qu’ « on l’appellera ‘l’Eternel notre justice’ » (Jérémie 33v15-16).

Michée, en annonçant le lieu où le Messie naîtra (« Bethléhem, la plus petite des villes de Juda ») dit de lui que son « origine remonte aux temps de l’éternité » (Michée 5v1). Il n’y a que Dieu qui soit éternel.

Jésus reprendra plusieurs textes de l’Ancien Testament pour attester sa divinité. C’est déjà remarquable de découvrir dans l’Ancien Testament les affirmations au sujet de la divinité du Messie ! Et au sujet du Nouveau Testament ?

– Les apôtres affirment clairement le fait que Jésus est Dieu : Matthieu reprend l’affirmation donnée à Esaïe et déclare que le fils de Marie s’appellera « Emmanuel-Dieu avec nous » (Matthieu 1v21) et « Jésus », qui signifie « l’Eternel sauve ».

Jean, au début de son évangile, parle de Jésus qu’il appelle « la Parole » ; et il affirme : « La Parole était avec Dieu, la Parole était lui-même Dieu » (Jean 1v1), aussi qu’il était le créateur de l’univers : « Tout a été créé par lui ; rien de ce qui a été créé n’a été créé sans lui » (v3 ; voir aussi Hébreux 1v2 ou Colossiens 1v16 : « C’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux comme sur la terre. Oui, par lui et pour lui tout a été créé »). Jean terminera cette introduction en disant : « Personne n’a jamais vu Dieu : Dieu, le Fils unique qui vit dans l’intimité du Père, nous l’a révélé » (Jean 1v18) : un et en même temps distinct du Père, il est Dieu. A la résurrection de Jésus, Jean rapporte les paroles d’adoration de Thomas envers Jésus : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20v28). Oui, les disciples attribuent à Jésus les mêmes titres qu’à Dieu : il est Seigneur et Dieu. Pour celui qui connaît les noms de Dieu dans l’Ancienne Alliance, ce sont les mêmes noms qui sont donnés à Dieu l’Eternel et à Jésus. Celui qui « déclare que Jésus est Seigneur » (Romains 10v9) l’identifie donc au Dieu de l’Ancien Testament.

Jean écrira en conclusion de sa première épître : « Nous appartenons au Dieu véritable par notre union à son Fils Jésus-Christ. Ce Fils est lui-même le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5v20).

La notion de Fils doit être un peu expliquée : Jésus s’est désigné lui-même ainsi, même si c’est rarement (Jean 10v36). Si l’on compare cette expression « fils de » à la même expression ailleurs, être « fils de prophètes » signifie qu’on appartenait à l’ordre des prophètes (1 Rois 20v35) ; ou si l’on était « fils des chantres », on était soi-même chantre (Néhémie 12v28). Le nom « Fils d’exhortation » (Barnabas ; Actes 4v36) signifie « celui qui encourage » ; les disciples Jacques et Jean sont appelés par Jésus « Fils du tonnerre » (Marc 3v17) à cause de leur caractère impétueux et non parce que leurs parents l’étaient. Même dans notre langue, si je suis « fils de la France », cela ne signifie pas que je suis fils d’un français mais que je suis moi-même français.

Appliqué à Jésus, être « Fils de Dieu » indique qu’il est du même ordre que Dieu. C’est une affirmation de sa divinité. Quand Jésus a déclaré : « Moi et le Père, nous ne sommes qu’un. (…) Je suis le Fils de Dieu » (Jean 10v30, 36), les gens ont compris qu’il s’identifiait à Dieu et ils ont voulu le tuer ; ils disaient : « Nous voulons te tuer parce que tu blasphèmes. Car toi qui n’es qu’un homme, tu te fais passer pour Dieu » (v33).

Dans les épîtres, Paul définit ainsi Jésus : « Le Christ dans son humanité est au-dessus de tout, Dieu béni pour toujours. Amen ! » (Romains 9v5). Il est pleinement homme et pleinement Dieu ; un mystère mais en même temps une réalité. Aux Philippiens, il écrira : « Christ, dès l’origine, était de condition divine ; il ne chercha pas à profiter de l’égalité avec Dieu » (Philippiens 2v6) ; ou encore : « En Christ, c’est dans son corps qu’habite toute la plénitude de ce qui est en Dieu » (Colossiens 2v9) ; à Tite, il parle de « la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur » (Tite 2v13).

L’auteur de lettre aux Hébreux reprend le Psaume 45 : « Au sujet du Fils, Dieu dit : Ton trône, ô Dieu, subsiste pour toute éternité(…). Aussi, ô Dieu, ton Dieu a fait de toi un roi » (Hébreux 1v8-9) : cette reprise de ce Psaume certifie que Christ est vrai Roi et vrai Dieu. Oui, il est « le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs » (Apocalypse 19v16).

Ces témoignages (extérieurs à la personne de Jésus) sont essentiels pour une bonne compréhension de qui est Jésus.

2) Ce que Jésus a dit de lui-même :

Les juifs demandent à Jésus de leur dire ouvertement s’il est le Messie, et il leur répond alors : « Moi et le Père, nous ne sommes qu’un » (Jean 10v30 ; ce « un » ne signifie pas qu’ils sont une même personne mais qu’il connaît une parfaite unité de nature et d’action avec son Père). Et les juifs veulent ensuite le faire mourir en l’accusant : « Tu te fais passer pour Dieu ! » (v33).

Il affirme qu’il possédait avant de venir sur la terre « la gloire qu’il avait déjà auprès de son Père avant les origines du monde » (Jean 17v5). En disant : « Avant qu’Abraham fût, je suis » (Jean 8v58), il ne dit pas « j’étais » ; il affirme être sans commencement ni fin. Jean rappelle ces affirmations qui commencent par « Je suis » pour faire le parallèle avec la définition que l’Eternel fait de sa personne à Moïse dans le buisson ardent.

Jésus le dit clairement : comme Dieu, il possède les mêmes perfections : il sait tout (Matthieu 9v4 : aucune pensée ne lui est inconnue), il peut tout (Matthieu 28v18 : il a reçu tous pouvoirs dans le ciel et sur la terre), il est partout présent (Matthieu 28v20 : il sera avec ses disciples tous les jours jusqu’à la fin du monde).

Il accomplit des choses que seul Dieu peut faire, comme pardonner les péchés (Marc 2v1-12) ; après cette affirmation de Jésus, les spécialistes de la loi se disent entre eux : « Il blasphème ! Qui peut pardonner les péchés si ce n’est Dieu seul ? »

Sa vie a été sans péché. C’est certainement facile à affirmer de la part de ses disciples ; mais comment se fait-il que ses ennemis n’ont pas pu trouver une seule faute en lui ? La seule condamnation par ses ennemis (alors qu’ils cherchaient à tout prix une seule faille dans sa vie pour justifier sa mort) a été relative à sa divinité : « Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? interrogea le grand prêtre ». Et suite à la réponse positive de Jésus, tous le condamnèrent (Marc 14v61-64). Oui, il a été semblable à nous en tous points, hormis le péché (Esaïe 53v9 et 11, Hébreux 4v15, 2 Corinthiens 5v21, 1 Pierre 2v22-24, 1 Jean 3v5).

Son amour, ses actes de bonté ont révélé sa perfection. Tout en lui était parfait.

Alors, comment peut-on prétendre que Jésus n’a jamais déclaré être Dieu ? C’est Jésus lui-même qui l’a affirmé. Ou bien il dit la vérité ou bien il est fou ou menteur. Tous les témoignages concordent : ceux de l’Ancien Testament comme ceux du Nouveau, ceux des prophètes et des apôtres comme celui de Jésus lui-même.

3) Qu’est-ce la divinité de Jésus implique pour nous ?

Il y va de notre salut, parce que, sinon, son œuvre à la croix ne peut être valable. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a que l’innocent qui peut se charger des fautes des autres. Si Jésus n’était qu’un homme comme nous, avec ses imperfections, il aurait dû supporter la condamnation de ses propres fautes. Pour sauver quelqu’un qui se noie, il ne faut pas être en train de se noyer soi-même. Jésus a vécu parfaitement en tous points, il n’a pas à offrir de sacrifice pour ses propres péchés. Il a pu mourir à notre place parce que lui-même ne méritait pas la mort. Il est « l’Agneau sans défaut et sans tâche » (1 Pierre 1v19) « qui ôte le péché du monde » (Jean 1v29).

Les anges aussi sont purs, mais pour pouvoir purifier les péchés de tous les hommes, il fallait un sacrifice infini. Et la mort du Fils de Dieu est la seule efficace. Parce qu’il était Dieu, le Christ – et lui seul – a pu offrir un sacrifice suffisant pour compenser tous les péchés. « Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes : Jésus, Christ et homme » (1 Timothé 2v5).

Parce qu’il est Dieu, Jésus peut accorder avec certitude ce qu’il promet ; un être humain ne peut donner la vie, la guérison profonde, la paix réelle, la vie éternelle. Seul le Seigneur le peut parce qu’il est lui-même tout cela. Nous pouvons réellement compter sur lui.

Connaissez-vous ses dons ? Les vivez-vous avec certitude ? Si ce n’est pas le cas, il est peut-être nécessaire de vous rappeler que Jésus-Christ est Dieu, que rien ne lui est impossible et qu’il est prêt à vous accorder gratuitement ses dons.

 

Alors, bien sûr, ceux qui refusent de croire en la divinité éternelle de Jésus ont cette foi dans leur raisonnement humain parce qu’ils rejettent la Bible comme étant la Parole de Dieu. Mais si nous ne la connaissons pas suffisamment, nous n’aurons peut-être jamais une foi solide et assurée en la vie éternelle avec Dieu ; mais nous ne saurons pas non plus que répondre à ceux qui refusent de croire en la divinité de Jésus. Ne perdons pas de vue le fait que l’absence de témoignage convaincu peut entraîner des personnes loin de Dieu.

Jean-Ruben

Pour approfondir le sujet :

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3 commentaires sur “La divinité de Jésus : est-ce important d’y croire ? C’est essentiel !”

  1. Bonjour,

    Je viens d’écouter votre message avec beaucoup d’intérêt concernant Jésus. Je suis d’accord avec vous qu’il est crucial de connaître ce que la Parole de Dieu enseigne concernant le fait que Jésus est présenté comme Dieu dans les Écritures.

    Dès les débuts de ma vie chrétienne, j’ai été exposé aux enseignements d’un groupe religieux qui contestait que Jésus ait pu être Dieu. Pendant deux ans à l’époque j’ai lu ma Bible, Ancien et Nouveau Testaments avec cette question en tête : Jésus est-il véritablement Dieu ?

    Cette démarche m’a conduit à plusieurs des mêmes passages bibliques sur lesquels vous vous appuyez. Il en est un toutefois qui n’avait pas encore attiré mon attention et que je trouve très percutant. Il s’agit de Jérémie 33 v. 14-16, où il est dit du descendant de David qu’il sera appelé « l’Éternel notre justice ».

    Ce n’est donc pas sans avoir moi-même creusé la question que j’appuie les affirmations que vous avancez à partir des textes que vous mentionnez.

    Que Dieu bénisse votre ministère de la Parole !

    Vous serez peut-être intéressé d’apprendre que j’ai mis un lien vers ce message au bas de la page suivante de mon site : http://www.savoiretcroire.ca/croire/qui-est-jesus-christ/.

    1. eglise.agen dit :

      Merci pour ce partage. Bravo aussi pour votre blog que je vais continuer à lire, et qu’à l’occasion je partagerai avec nos lecteurs car il mérite d’être lu.

  2. Bonjour,

    Je vous remercie de vos paroles d’encouragement.

    Pour ma part, je me suis mis à écouter plusieurs des sermons publiés sur votre site. J’en apprécie beaucoup la clarté et le caractère d’édification concrète, parfois en réponse à des situations tragiques, parfois simplement pour aider à mieux comprendre qui est Dieu et comment nous chrétiens pouvons vivre pour Lui et l’honorer.

    Cette page http://www.savoiretcroire.ca/a-propos-de/revision-du-site/ énumère ceux de vos sermons dont un lien est maintenant intégré à mon site et à quelles pages.

    Daniel Garneau
    auteur et éditeur
    http://www.savoiretcroire.ca

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