1874, Avenue du Général Leclerc 47000 AGEN
05 53 96 84 32 eem.agen@umc-europe.org

Colossiens 3v13 : Le pardon, à quel prix ?

Le pardon est certainement le plus beau geste, le don qui transforme ; pourtant, c’est ce qui manque peut-être le plus à une société malade, autant au niveau spirituel (avec Dieu) que relationnel (avec les autres).

« Comme le Seigneur vous a pardonné, pardonnez-vous de la même manière » (Colossiens 3v13)

On peut simplifier le pardon, et donc le dénaturer ; un peu comme la croyance qui est facilement assimilée à la vraie foi. Par exemple, on apprend à nos enfants à dire le mot magique (« Pardon ») pour penser que le problème est réglé et, ouf…, ils ont évité la punition ; l’enfant peut très bien se servir de quelques mots de regret comme chantage pour que ses parents le laissent tranquille… Et il grandira et agira devant Dieu comme envers les hommes : la superficialité de son regret le conduira à vivre plus difficilement une vraie repentance.

Pas facile non plus d’être sûr que quelqu’un est rétabli dans sa relation avec Dieu parce qu’il a prié en demandant pardon à Dieu. Pour tout cela, l’importance est dans la profondeur de l’attitude intérieure.

A quel prix est accordé le pardon ? « Comme Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi » (Colossiens 3v13).

Continuer la lecture…

Michée 6v8 : Les 3 piliers de la vie chrétienne – la justice, la miséricorde et l’humilité

Les 3 piliers de la vie chrétienne

La justice, la miséricorde et l’humilité ; ces 3 termes ne semblent pas liés entre eux, de premier abord. Pourtant, ils sont les 3 piliers qui soutiennent la vie chrétienne, la vie avec Dieu. Et comme tout trépied, le fait d’en enlever un seul entraîne… la chute. Le problème soulevé par le prophète Michée est que le peuple d’Israël fondait sa relation avec Dieu sur… un monopied ; à savoir : ce qu’il faisait, en pensant que Dieu lui sera alors favorable. Les israélites calquaient leur religiosité sur celle de leurs voisins idolâtres. Mais la Bible affirme qu’il est impossible de plaire à Dieu sur la base des œuvres : en effet, aucun être humain ne pourra effacer ses fautes ni avoir une attitude parfaite pour obtenir la faveur de Dieu ; même en donnant à Dieu le meilleur (« le fruit de tes entrailles », v7).

Lecture Michée 6v7-8 : L’Eternel agréera-t-il des milliers de béliers, Des myriades de torrents d’huile? Donnerai-je pour mes transgressions mon premier-né, Pour le péché de mon âme le fruit de mes entrailles? – On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l’Eternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.

Mais alors, en quoi est-ce différent de vivre la justice, la miséricorde et l’humilité !? N’est-ce pas fonctionner sur le principe des œuvres pareillement ? Michée n’enseigne-t-il pas qu’il est capital de mener une vie vertueuse ou de chercher à vivre une dimension sociale en faisant tout pour faire régner la justice ?

Non ! Cette affirmation de Dieu, par Michée, insiste sur l’être : c’est ce que nous sommes qui importe avant tout. C’est ma relation avec Dieu qui détermine ma vie chrétienne.

Continuer la lecture…

Luc 15v11-32 : Mais qu’y a-t-il de bon dans la relation des fils avec leur père ?

Qu’est-ce qui sous-tend notre relation avec Dieu (ou son absence de relation) ? Vivre avec Dieu est une bonne chose, mais Dieu voit au-delà ; et dans la parabole des 2 fils, Jésus parle des motivations. Ces motivations ont des conséquences différentes.
Ces 2 hommes sont au bénéfice du père ; mais leurs motivations les ont conduits ailleurs que là où le père le souhaitait et loin de ce à quoi eux-mêmes aspiraient.
D’habitude, on oppose les 2 frères. Mais en fait, ils ont des points communs ; dans les conséquences négatives surtout.

Continuer la lecture…

Matthieu 5v21-48 : L’effet « papillon »

Attention à l'effet papillon dans le domaine spirituel

Prévoir… Que sera cette année ? Ah… si nous pouvions connaître ce que seront les évènements que nous traverserons, nous agirions en conséquence. Nous envions peut-être les météorologues qui savent prévoir ; cela arrive que leurs prévisions se réalisent précisément… Mais il y a malgré leurs connaissances un seuil de prévisibilité ; la science se sait faillible et limitée : les pronostics du temps à venir sont aléatoires non pas tellement à cause des mauvaises connaissances des phénomènes physiques (les vents, les nuages, la pression atmosphérique,…) mais surtout à cause de l’effet « papillon » : les découvertes les plus sûres peuvent être chamboulées ; la plus petite variation au bout du système peut avoir des conséquences énormes à l’autre bout. Jean-Claude et Elisabeth Ribes, les auteurs de cette théorie de l’effet papillon, affirmaient que les battements d’aile d’un papillon au Sénégal peuvent entraîner plus tard des changements climatiques… aux Caraïbes. Et ça, c’est impossible à maîtriser.

Continuer la lecture…