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Le tabernacle et le salut en Jésus-Christ

La tabernacle est une tente utilisée par les juifs dans le désert pour adorer Dieu

Dans le désert, Dieu demande au peuple d’Israël de construire une tente (un tabernacle); tous les détails sont mentionnés. Le but de Dieu : être présent au milieu de son peuple et de lui assurer son pardon.

Ce qui est extraordinaire dans chaque partie du tabernacle, c’est qu’elles correspondent à ce que Jésus accomplira à travers sa vie, à travers ce qu’il est. Le tabernacle ne manifestait qu’une approche limitée de Dieu – tout en entrevoyant ce qu’était la vie avec Dieu – mais il annonce à l’avance l’œuvre parfaite de Christ.

Les divisions du tabernacle peuvent aussi correspondre aux différentes parties de la vie avec Dieu.

1) Première étape de la vie avec Dieu : être dehors

Vu de l’extérieur, l’enceinte (faite de tentures de lin ; Ex 26) faisait 2, 50 m de hauteur ; on ne voyait que ça ! Tous y croyaient, mais cela ne suffisait pas pour connaître les bienfaits qui en découlaient… à l’intérieur. On pouvait admirer le tissu de lin qui formait le parvis, sa qualité, ses couleurs.

Il était possible de rester à l’extérieur, un peu comme beaucoup croient que Dieu existe sans jamais vivre avec lui. On peut en rester à une connaissance très extérieure par rapport à Dieu, une foi d’apparence, sans connaître le but profond que Dieu veut faire vivre.

2) Deuxième étape de la vie avec Dieu : entrer dans le tabernacle

Si l’israélite entrait dans le tabernacle, ce n’était pas pour être curieux mais pour se rapprocher de Dieu. Pour cela, il lui fallait passer par la porte. L’entrée était gratuite (comme la sortie !) ; quoique… il fallait soulever le rideau pour entrer et se baisser : l’humilité n’est pas si gratuite que ça, elle peut coûter même très cher pour celui qui la manifeste, à cause de l’orgueil qui est si présent.

Mais pour entrer en présence de Dieu, impossible de s’approcher de lui sans humilité. Comment lui parlons-nous dans notre prière ? Avec quel ton ?

Cette porte, c’est Jésus-Christ : « Je suis la porte. Celui qui entre par moi sera sauvé. Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante » (Jean 10v6-10). « Personne ne  va au Père sans passer par moi », dit Jésus (Jean 14v6).

On peut choisir un autre moyen pour tenter de connaître Dieu ; les hommes en ont inventé de multiples. Nous pouvons affirmer que par Jésus, nous connaissons cette vie abondante. Quel privilège !

 

Ça vaut la peine d’entrer, d’arrêter nos efforts pour nous sauver par nous-mêmes, et de venir dans la présence de Dieu. Passer par la porte, comme l’israélite pour entrer dans le tabernacle, c’est connaître le salut. Il y a un avant et un après ; passer par la porte, c’est connaître un changement qui introduit dans la présence de Dieu.

3) Troisième étape de la vie avec Dieu : passer par l’autel (Exode 27)

. Tout de suite devant celui qui est passé par la porte, se trouve l’autel où l’israélite sacrifiait un animal ; il parle de sacrifices. C’est dur de commencer par là… Parler de sacrifices semble plus rébarbatif qu’épanouissant ! Mais en fait, le sang répandu parle du pardon, du salut.

En entrant en présence du Dieu très saint, impossible de vivre devant lui sans reconnaître notre état de péché. Au lieu d’être séparé de Dieu, d’être mort par rapport à la vie avec lui, Dieu avait donné la possibilité d’être accepté par lui quand un animal mourait à la place du pécheur.

Bien sûr, le sang d’un animal ne peut pas ôter réellement le péché : ce sacrifice servait de type au seul sacrifice efficace, Jésus-Christ. Jean-Baptiste dira, en voyant venir Jésus : « Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde » (Jean 1v29).

. Cette délivrance de ce qui sépare de Dieu est encore représentée par la cuve dans le tabernacle (Exode 30v17-21). Elle sert à la purification des sacrificateurs. Eux non plus ne sont pas dignes de vivre avec Dieu ; mais il veut les purifier pour être à son service.

Dans la Nouvelle Alliance, celle que le Seigneur Jésus instaurera, tous ceux qui lui appartiennent sont sacrificateurs : « Vous êtes une communauté de rois-prêtres, (…) vous qui maintenant êtes le peuple de Dieu » (1 Pierre 2v9-10). « Il nous aime, il nous a délivrés de nos péchés par son sacrifice, il a fait de nous un peuple de rois, des prêtres au service de Dieu, son Père » (Apocalypse 1v5-6).

Le Seigneur veut ainsi nous purifier. L’apôtre Paul résume ainsi l’œuvre de Christ : « En lui, se trouvent pour nous l’acquittement, la purification et la libération du péché » (1 Corinthiens 1v30).

La cuve était faite avec les miroirs des femmes. Il y a là un rapprochement à faire avec ce que Jacques écrit quand il compare la Parole de Dieu avec un miroir : « Si quelqu’un se contente d’écouter la Parole sans y conformer ses actes, il ressemble à un homme qui, en s’observant dans un miroir, découvre son vrai visage : après s’être ainsi observé, il s’en va et oublie ce qu’il est » (Jacques 1v23).

La Parole de Dieu nous purifie, et plus nous l’approfondissons plus nous prenons conscience du changement qui doit se faire ; mais cela avec l’aide de Dieu. Jésus a affirmé : « Père, sanctifie-les par ta vérité ; ta Parole est la vérité » (Jean 17v17).

Certaines personnes restent à l’extérieur du tabernacle (et ne sont pas pardonnées ni sauvées) ; d’autres entrent par la porte et connaissent le pardon et la purification de leurs péchés.

Mais il est possible de se satisfaire de cela : « Je suis chrétien, mais voilà… je ne vis rien de plus ». Et la vie avec Dieu est bien triste ; pas grand-chose à voir avec « cette vie abondante » dont parle Jésus. Dieu veut nous rencontrer plus personnellement encore ; à condition d’aller plus loin et d’entrer dans le lieu saint.

4) Quatrième étape de la vie avec Dieu : entrer dans le lieu saint (Exode 25v23-40, 30v1-10).

Il était couvert de plusieurs couvertures. Le sacrificateur, qui seul avait le droit d’y pénétrer, était protégé des intempéries. En fait, plus nous nous approchons de Dieu, plus nous sommes protégés.

Il y avait d’abord la table des pains : les 12 pains représentaient les 12 tribus d’Israël ; ils rappelaient que c’est l’Eternel qui accorde le pain nécessaire. Mais ce pain nous projette plus loin, vers Jésus qui a affirmé : « Je suis le pain qui donne la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim » (Jean 6v35). Ce serait formidable si nous aspirions à nous nourrir du Seigneur, à recevoir sa nourriture spirituelle autant que nous aspirons à manger la nourriture physique…

. A côté se trouve le chandelier à 7 branches ; il était alimenté par de l’huile pure constamment. Il était le seul éclairage du sanctuaire. Christ est notre lumière ; toutes choses sont éclairées par lui (même si nous ne comprenons pas tout) mais pas à pas il nous conduit. Même si la nuit était là, l’israélite savait que le chandelier brillait quand même, indépendamment de la situation. Le Seigneur est toujours lumière. « Je suis la lumière du monde, dit Jésus. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie » (Jean 8v12).

. Derrière il y avait l’autel des parfums. Matin et soir, le sacrificateur brûlait de l’encens, signe de reconnaissance. Symboliquement, la fumée montait vers Dieu. Elle est mise en parallèle par David avec la prière : « Eternel, considère ma prière comme de l’encens placé devant toi, et mes mains tendues vers toi comme l’offrande du soir » (Psaume 141v2). Dans l’apocalypse il est parlé « des coupes d’or remplies de parfum qui sont les prières de ceux qui appartiennent à Dieu » (Apocalypse 5v8). Mais n’oublions pas pour notre prière que le symbole de l’encens était la reconnaissance.

Ce sanctuaire est fermé mais les prières passent par-delà cette barrière matérielle : Dieu au ciel reçoit les prières qui lui sont adressées, au-delà de nos perceptions.

5) Cinquième étape de la vie avec Dieu : entrer dans le lieu très-saint (Ex 25v10-22).

Seul le souverain sacrificateur pouvait y pénétrer et une seule fois par an. Pour les autres israélites, ce lieu et ce qui s’y passait était mystérieux. Dieu avait dit à Moïse : « C’est de là que je te communiquerai tous mes ordres pour les israélites » (v22). C’est dans ce lieu très-saint que Dieu rencontrait son peuple, via Moïse ou le souverain sacrificateur. Il devait passer par le dernier voile et il entrait alors dans cet endroit sans lumière.

Là se trouvait le coffre de l’alliance. 175 cm de long, 75 de large et 75 de haut. A l’intérieur se trouvait en particulier l’acte de l’alliance, c’est-à-dire les 2 tables de la loi sur lesquelles étaient écrites les 10 lois qui correspondent à la volonté de Dieu pour son peuple.

Sa présence est donc indissociable de sa Parole ; on ne peut pas penser que Dieu nous conduit si nous n’écoutons pas sa Parole.

C’est sur ce coffre de l’alliance que Dieu se manifestait ; il symbolisait sa présence. Mais le voile était infranchissable : impossible pour les israélites de franchir cet obstacle. Et c’est là que ce détail, lors de la crucifixion de Jésus, révèle le plan de Dieu pour vivre dans sa présence : le voile du temple s’est déchiré du haut en bas (Matthieu 27v51).

Dieu intervenait pour montrer qu’il était possible dorénavant d’entrer dans le lieu très-saint, dans sa présence.

« Ainsi donc, mes frères, nous avons une pleine liberté pour entrer dans le lieu très-saint, grâce au sang du sacrifice de Jésus. Il nous en a ouvert le chemin, un chemin nouveau et vivant à travers le rideau, c’est-à-dire à travers son propre corps (…) Approchons-nous donc de Dieu avec un cœur droit, avec la pleine assurance que donne la foi, le cœur purifié de toute mauvaise  conscience » (Hébreux 10v19-22).

Grâce à l’œuvre de Christ, il n’y a plus de barrière pour vivre dans sa présence, si ce n’est notre orgueil, notre suffisance ou notre emploi du temps trop chargé, c’est-à-dire quand nous sommes centrés sur nous-mêmes.

Nous pouvons trouver bien d’autres symboles entre le tabernacle et Christ (nous nous arrêterons en introduisant le repas de la cène sur le coffre de l’Alliance). Mais si je m’examine, où suis-je ?

  • à l’extérieur du tabernacle, en spectateur (même croyant), mais en dehors de la présence de Dieu ? Dieu m’invite à venir à lui, dans une attitude de repentance et de confiance.
  • dans le parvis ? Je sais que je suis sauvé parce que pardonné pour ce qui me séparait de Dieu, mais ça me suffit ; je peux me contenter de cela, et pourtant le Seigneur voudrait me faire connaître beaucoup plus !
  • en entrant dans le lieu saint, il veut me nourrir de sa vie, lui le pain de vie, il veut éclairer ma vie, mes projets, et il désire recevoir ma prière, comme un parfum qui lui est agréable. Je vis alors dans sa présence, dans l’union avec lui.
  • et enfin, il veut me faire connaître une communion étroite avec lui, en m’appuyant sur sa Parole. Là, il veut que je le découvre intimement et me transformer, comme Moïse qui, en ressortant du lieu très-saint, avait son visage qui rayonnait.

 

Jean-Ruben

 

Pour approfondir le sujet :

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Un commentaire sur “Le tabernacle et le salut en Jésus-Christ”

  1. Pasteur BISSAI SALOMON RENE dit :

    Bonjour très chers Serviteurs je suis le pasteur Bissai salomon rene Moderateur de l’Assemblée dénommées Ministère International des Soldats de Christ à Douala Cameroun nous avons besoins des Bibles car la plus part de nos membres sont des demunis merci.

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