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Jean 15v5 : « Sans moi vous ne pouvez rien faire » dit Jésus

« Sans moi vous ne pouvez rien faire » dit Jésus

Jésus dit dans évangile de Jean au chapitre 15 « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire« . Quelle affirmation percutante de la part de Jésus ! Cela semble, à l’évidence, contraire à tout raisonnement logique et raisonnable. Jésus ne verrait-il qu’une partie de la question ? Aurait-il une vue tellement partielle ? Serait-il présomptueux au point qu’il affirmerait que rien ne se fait en dehors de lui ?

Et pour nous qui croyons en lui, cette affirmation anéantit-elle notre responsabilité et notre action ? La réponse à cette affirmation de Jésus ne coule pas de source, mais elle est trop affirmative pour être balayée d’un revers du raisonnement.

1. L’action humaine est pourtant remarquable et il est évident que, sans le Seigneur Jésus, de grandes réalisations ont été accomplies ; mais…

Il n’y a qu’à considérer la fabrication d’un ordinateur ou d’un téléviseur, ou même des bâtiments comme les cathédrales ou le gratte-ciel de Dubaï pour voir ce que l’être humain peut faire… par lui-même. Sans Dieu. Quand le robot Philea a atterri  sur la comète Tchouri après 10 ans de vol et 6,5 milliards de km parcourus, quel exploit… humain !

Et plus près de nous, si nos salades poussent dans notre jardin, c’est bien parce que nous les avons plantées ! C’est l’histoire de ce jardinier à qui le pasteur disait : « Magnifique, votre jardin ! Le Seigneur est avec vous ! » et qui lui a répondu : « Oui, mais vous auriez vu ce coin avant, quand c’était le Seigneur seul qui s’en occupait… ! »

Beaucoup de personnes réussissent dans les affaires sans Jésus-Christ ; et des chrétiens font faillite… On peut sans problème se passer de lui pour s’enrichir. Sans prière.

 

Nébucanetsar, le roi de Babylone, pouvait se glorifier de ce qu’il avait fait sans l’aide de Dieu : « N’est-ce pas ici Babylone la grande, que J’ai bâtie pour être la maison de MON royaume, par la puissance de MA force et pour la gloire de MA magnificence ? » (Daniel 4v30). Il n’exagérait pas ; chaque brique portait le sceau du roi.

Beaucoup de personnes sont arrivées où elles sont par la seule force de leur poignet.

. On peut remarquer quand même que ce dont nous avons parlé jusqu’à maintenant est lié au matériel, aux richesses. Quand Jésus parle de la réussite de l’homme insensé, c’est bien en s’appuyant sur lui-même qu’il a réussi. Et la conclusion rejoint ce qu’il a dit ailleurs : « Si un homme parvient à posséder le monde entier, à quoi cela lui sert-il s’il perd sa vie ? Et que peut-on donner pour racheter sa vie ? » (Matthieu 16v26 ; Luc 12). Sans parler de la fragilité de ces possessions matérielles. Ce que l’être humain fait est bien précaire et fragile, et n’apporte rien de ce qui est essentiel, en fait.

En considérant la grandeur des personnages illustres qui ont fait l’histoire, et en voyant leur chute brutale, la ruine des empires, on ne peut que faire un triste constat : Dieu, par le prophète Jérémie, dit « qu’ils ont travaillé pour le néant » (Jérémie 51v58).

 

Notre société n’a que faire de l’avis de Dieu ; mais de plus en plus de personnes pensent que nous avons atteint, au niveau mondial, un point de non retour vers une catastrophe inévitable ; malgré le niveau technologique jamais atteint. Mais est-ce que le réflexe sera de se tourner vers Dieu ? On recherchera plutôt un Superman qui viendra sauver l’humanité. On nous conditionne pour « penser » que le salut ne peut venir que de l’homme.

 

L’automobile est une réussite humaine ; mais quand on sait qu’il y a en Europe 28.000 morts et 250.000 blessés graves par an, on relativise les capacités humaines à gérer les découvertes extraordinaires. Internet est un outil qui montre que l’être humain est génial ; mais on fait remarquer de plus en plus les dérives que l’on ne maitrise pas et les dangers terribles qu’il fait courir.

Difficile d’affirmer que le salut est dans l’homme.

Même pour ce qui est considéré comme vertu peut souligner l’égarement humain. L’apôtre Pierre suit son maître Jésus ; de plus, il manifeste des sentiments hautement louables par rapport à Jésus : par exemple lorsque Jésus annonce sa mort, la réaction de Pierre est protectrice : « Que Dieu t’en préserve, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas ! » (Matthieu 16v22). Le seul problème, c’est que cette réaction pleine d’attention est en dehors du plan de Dieu et que cette influence pouvait avoir des conséquences dramatiques par rapport au salut que Jésus allait accomplir par sa mort.

Idem lorsque Jésus prend la place de l’esclave et lave les pieds de ses disciples ; Pierre s’offusque : « Toi, Seigneur, me laver les pieds !? Jamais ! » Son sentiment d’humilité par rapport à son maître là aussi est remarquable, mais il n’a pas compris qu’il y va de son salut derrière cette œuvre symbolique de purification. Quand il ne se soumet pas à la parole de Jésus et qu’il ne se fie qu’à sa pensée et à sa logique, même les plus beaux sentiments mènent à l’échec.

« Sans moi vous ne pouvez rien faire » , dit Jésus. Mais l’être humain va encore plus loin dans son refus de dépendre de Dieu :

2. « Sans moi vous ne pouvez rien faire » dit Jésus ; « Sans Christ, on peut tout faire », pense l’homme.

Si vous écartez Dieu de votre vie, au fur et à mesure que vous oubliez la loi de Dieu, ce sont les aspirations du fin-fond humain qui prennent le dessus. Quand c’est le profit qui détermine ma ligne de conduite, je provoque des abus dans le travail, et les employés deviennent le moyen de m’enrichir. Si je tire un profit, pourquoi j’aurais des scrupules à polluer ? Je pollue mais je m’en lave les mains,… en pensant qu’elles restent propres.

Comme la fin justifie les moyens, qu’est-ce qui empêche de prendre du plaisir avec la femme de mon prochain, surtout si elle-même le veut ? Quand je m’éloigne de Dieu, je suis capable de tout. « Quel mal y a-t-il à se faire du bien… ? » « Qu’est-ce qui m’empêche de faire comme je veux ? » Cette liberté aveugle.

Pourquoi tuer serait-il un crime, quand quelqu’un devient gênant ? Les dérives sont à nos portes quand on est prêt à légiférer sur le droit à donner la mort à quelqu’un qui souffre trop, ou à me donner la mort parce que je le décide.

40 ans plus tard après le vote de la loi sur l’avortement, on entend l’argument revendicatif qui parle du droit à disposer de son corps comme on veut. C’est le principal argument pour couvrir les 220.000 avortements par an.

Sans Jésus-Christ, on peut tout faire…

Le but devient vite, quand on laisse les motivations humaines prendre le contrôle de la pensée, contraire à ce qu’on recherche profondément.

3. Il faut voir les fruits:

Jésus dit : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure portera du fruit en abondance, car sans moi… » (Jean 15v5). Les fruits, les conséquences de nos choix révèlent leur bien-fondé ou non.

L’écrivain Soljenitsyne pouvait affirmer : « Si je devais résumer la cause profonde de cette révolution désastreuse qui a détruit 60 millions d’humains, je ne saurais donner qu’une explication : l’homme a oublié Dieu ».

Les fruits de la liberté sexuelle laissent une insatisfaction chronique, un bonheur superficiel et fragile.

Sans accepter le pardon que Dieu offre grâce à l’œuvre de Jésus à la croix, je ne suis pas en paix avec Dieu ; en pensant mériter le salut par mes propres œuvres, je n’arriverai jamais à être sûr d’être avec Dieu dans l’éternité. Sans Jésus-Christ, je ne peux me pardonner un seul de mes péchés. Sans lui, je ne peux vaincre les passions qui me dominent, je ne peux pas remporter la victoire sur mon mauvais caractère ou sur mes angoisses.

 

De chercher à devenir meilleur par mes propres efforts, à penser que je suis celui qui peut, j’en arrive soit à me satisfaire d’une vie d’échecs à répétition, où je révise à la baisse mes idéaux de bonheur, soit à me décourager, style ce que conclut l’apôtre Paul : « Je ne fais pas ce que je veux, et c’est ce que je déteste que je fais. Je ne fais pas le bien que je veux, mais le mal que je ne veux pas, je le commets. Malheureux que je suis… ! » (Romains 7v15, 19, 24).

 

Par ses propres efforts, l’être humain ne peut échapper au jugement de Dieu, affirme la Parole de Dieu ; « le salaire que verse le péché, c’est la mort » (Romains 6v23) : voilà le fruit que nous récolterons sans Christ. Au contraire, « le don gratuit que Dieu accorde, c’est la vie éternelle, dans l’union avec Jésus-Christ, notre Seigneur ». Quelle opposition entre la vie sans Christ et la vie avec lui ! Quelqu’un pouvait affirmer : « Sans Christ, je ne peux vivre ; avec lui, je ne peux mourir ». « Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ, car la loi de l’Esprit qui nous donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort » (Romains 8v1-2).

 

. Combien je peux constater dans ma vie personnelle que Dieu m’a conduit dans mes choix, combien il a permis que je ne m’égare pas. Le constat heureux que je fais n’est pas lié à une intelligence supérieure, à des capacités hors normes, mais à l’action de Dieu. Je ne peux que le remercier pour ce qu’il fait. Et cela, il l’a fait pour beaucoup.

4. Quelle est l’attitude que Dieu attend de nous?

. Il s’agit de prendre conscience que nous dépendons de Dieu pour nos capacités. Pilate croyait pouvoir affirmer devant Jésus : « ‘Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te crucifier et que j’ai le pouvoir de te relâcher ?’ Jésus lui répondit : ‘Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en haut’ » (Jean 19v10-11). « C’est du Seigneur, par lui et pour lui que sont toutes choses », conclut Paul (Romains 11v36). La première chose est d’accepter qu’il est la source de mes capacités, même physiques ou psychologiques. Même si c’est moi qui fais mon jardin, c’est grâce à lui.

 

. Nous trouvons ce qui semble être un détail dans certains versets que nous avons lu : « dans l’union avec Christ », « pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ » (Romains 8v1) : ce qui fait la différence entre vivre sans Christ ou avec lui n’est pas la croyance en Dieu (le diable est le plus grand croyant…), mais l’union avec lui.

Jésus insiste sur un verbe : « Demeurez en moi et je demeurerai en vous. Un sarment ne saurait porter du fruit tout seul, sans demeurer attaché au cep. Il en est de même pour vous : si vous ne demeurez pas en moi, vous ne pouvez porter aucun fruit. Je suis le cep de la vigne, vous en êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure portera du fruit en abondance, car sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15v4-5). C’est là que devrait être notre objectif : « demeurer uni à Christ », et non de chercher à agir par nous-mêmes.

 

Jésus nous dit encore aujourd’hui : « Venez à moi,… et je vous donnerai du repos ». Il n’y a que lui qui puisse le faire ; que lui qui puisse donner la paix, la certitude du salut, l’assurance de sa direction pour tous les domaines de la vie.

Notre Dieu fait de grandes choses aujourd’hui encore, pour ceux qui sont unis à lui.

 

Jean-Ruben

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4 commentaires sur “Jean 15v5 : « Sans moi vous ne pouvez rien faire » dit Jésus”

  1. HUTLER dit :

    SI DIEU EXISTE , LES PROBLEME N EXISTERAI PAS ET LE MONDE IRAI TRES BIEN , MAIS MALHEURESEMENT C EST L HUMAIN LE PROPRIETAIRE DE L HUMANITE , C EST LUI L ERREUR DE LA TERRE

  2. Romelus Francisco dit :

    sans Dieu vous ne pouvez rien faire, c’est lui qui est le createur de toutes choses, et avec lui nous feront des exploits. Le cep c’est lui nous les cretiens nous sommes des branches (les sarments), si des branches se detachent, sont jetés par terre et sechent et finissent mal – de meme pour les chretien qui sont desactives en christ

    1. eglise.agen dit :

      Bonjour Francisco. Merci de ton partage. Demeurons en lui comme le dit ce texte. restons attaché à luin portons du fruit pour l’éternité.

  3. patrickamsellem dit :

    bon blog Je suis d’accord !

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