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Jean 10v9 : Jésus, la porte ; la seule ?

Jésus dit "Je suis la porte"

Nous sommes aujourd’hui dans une société où l’on se retrouve comme le lapin à la fête de reconnaissance il y a quelques années : tout autour de lui, partout, il y a des portes avec derrière chacune une carotte (toutes plus magnifiques que les autres). Laquelle choisir… ? Le festin est partout… ou plutôt, derrière chaque porte, se trouve l’assurance de la casserole tôt ou tard.

Par quelle porte passer pour connaître dieu et posséder la vie éternelle ?

A l’époque où Jésus commence à enseigner, la porte du salut est détenue par les prêtres qui enseignaient que c’était par les œuvres qu’on pouvait être sauvé ; détenue, ce mot peut avoir un autre sens, et c’est vrai que ce n’est pas la liberté qui était la récompense pour ceux qui passaient par leur porte. A l’opposé, Jésus dit : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et trouvera des pâturages » (Jean 10v9).

Nous allons voir les caractéristiques de cette porte et les conditions pour être sauvé.

Comment est cette porte dont Jésus parle ?

. C’est une porte étroite. Elle paraît insignifiante ; elle n’est pas là pour attirer les regards, pour en mettre plein la vue… Elle est simple, dépourvue d’apparat. Tellement qu’elle ne donne pas particulièrement envie d’y passer. C’est trop simple : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Ac 10). « … Vous n’auriez pas quelque chose de plus sérieux, de plus compliqué, qu’on comprend moins… Et où on fait quelque chose ? »

. Cette porte parle surtout de ses dimensions ; essentiellement de sa largeur. Attention à ceux qui roulent les épaules… ! Impossible de passer pour eux. Attention à ceux qui, dans leur bagage,  arrivent avec ce qu’ils ont fait pour le faire valoir de l’autre côté à Dieu ; la porte est trop étroite pour faire passer leurs mérites. Elle est étroite volontairement pour que ceux qui y passent le fassent dans l’humilité devant Dieu. D’autre part, il faut y passer un par un, chacun en s’y engageant personnellement ; on ne peut la franchir en étant porté, ni en portant : à 2, on ne passe pas.

Il y a au Touquet une course de motos dans le sable, avec 800 candidats ; ils se précipitent tous au départ pour franchir parmi les premiers le resserrement, quelques centaines de mètres après : il est impossible de passer à plusieurs de front. Ça devrait être interdit dans les règlements ! Mais pourtant les candidats reviennent l’année suivante…

Si Jésus parle de porte étroite à franchir au départ pour la vie avec lui, la suite est contraire à la course : « Voici, il y en a des derniers qui seront les premiers et des premiers qui seront les derniers » (Luc 13v30). Là aussi, comme pour la porte, il ne faut pas se fier aux apparences ! Ceux qui paraissent premiers aux yeux des hommes ne le seront peut-être pas pour Dieu. Si certains motards avaient voulu, pour aller plus vite, passer à côté de ce goulet étroit, ils auraient été disqualifiés. C’est ce que Dieu fera vis-à-vis de ceux qui n’acceptent pas de passer par le seul chemin que Dieu indique et les conséquences seront autrement plus graves que pour une course : « En vérité je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie mais qui y monte par ailleurs est un voleur et un brigand » (Jean 10v1). Ceux-là seront jetés « dehors » ; c’est-à-dire en enfer : c’est le lieu où l’on ne connaîtra jamais la présence de Dieu, tout en voyant la plénitude de ceux qui la vivent. Eternellement.

Sur cette porte, qu’est-il écrit ?

On imagine le plus souvent, le nom d’une religion, celle qui sauve. Mais il n’y a rien.

Certains pensent qu’une bonne vieille porte est un gage de confiance, de sécurité, de sérieux, quoi ! Tandis que d’autres présenteraient une porte beaucoup plus moderne, beaucoup moins lourde à pousser, avec moins de contraintes, plus attractive. Mais une porte du XVIIIème siècle n’offre pas plus le salut qu’une porte moderne en verre fumé.

Mais alors, qu’est-ce que cette porte qui permet d’être sauvé ? Eh bien, en fait, on ne voit rien… et ça, c’est très gênant, insécurisant, déstabilisant. C’est Jésus qui est la porte, et il est ressuscité ! Pour combler ce qui est invisible, on a, au fil des siècles, fait des règlements, des traditions qui permettaient d’avoir, de voir un cadre bien visible, tangible. Mais ces portes ne mènent pas au salut, seulement à des impasses.

La porte est une personne, Jésus-Christ, et celui qui connaît le salut est celui qui est passé par lui, qui est en communion avec lui.

Un proverbe chinois dit : « La porte la mieux fermée est celle qu’on peut laisser ouverte » : c’est la plus sûre parce que la maison est bien gardée. Avec le Seigneur, la porte est ouverte ; le salut est offert, le chemin est libre en Jésus-Christ. Comme au moment de la mort de Jésus où le rideau, qui séparait dans le temple le lieu saint du lieu très saint, s’est coupé de haut en bas ; ce rideau déchiré symbolisait l’accès auprès de Dieu rendu possible par la mort de Jésus. La porte est ouverte, mais elle est une personne, Jésus-Christ ressuscité et il n’y en a pas d’autre : « Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jean 10v9).

A l’opposé, Jésus s’adresse aux religieux : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ! Vous n’y entrez pas vous-mêmes et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent y entrer » (Matthieu 23v13). Au contraire, la vie que Dieu offre est une vie de liberté : celui qui est sauvé « entrera et sortira ».

Pourquoi cette porte du salut est très sûre et peut rester ouverte ?

Jésus, en parlant de ceux qui lui appartiennent, dit : « Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et personne ne les ravira de ma main » (Jean 10v28) : la sécurité, l’assurance viennent de ces 2 réalités : 1) le salut découle du don de Dieu (s’il dépendait de mes œuvres, je ne serai jamais sûr de mon salut ; et c’est pour cela que bien peu de personnes sont assurées de leur salut) ; 2) celui qui appartient à Dieu est dans sa main, sous sa protection ; il peut ne rien craindre.

« L’Eternel est mon berger ; je ne manquerai de rien. Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es là » (Psaume 23) ; la paix, même face à la mort, ne découle ni d’une fuite, ni d’une autosuggestion, ni d’une force morale mais de la présence de Dieu en nous.

. Malheureusement, dit Jésus, bien peu de personnes trouvent cette vie : « Etroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et… il y en a peu qui les trouvent » (Matthieu 7v14). C’est à la fois surprenant et terrifiant. Augustin disait : « Beaucoup d’hommes cherchent Dieu ; mais il en est peu qui le trouvent, parce qu’ils le cherchent en dehors, là où il n’est pas ».

Les paroles de Jésus ont de quoi être choquantes pour les juifs, pour les chefs religieux portés aux nues par les hommes : eux ces hommes si scrupuleux sont appelés par Jésus « des brigands et des voleurs » qui ne seront pas sauvés. Eux pensaient que parce qu’ils étaient descendants d’Abraham, ils ne pouvaient qu’être sauvés ! Mais Dieu a seulement des enfants ; jamais des petits enfants. Qui est sauvé alors ?

Les conditions pour être sauvé ?

. Jésus répond à la question : « N’y a-t-il qu’un petit nombre de gens qui seront sauvés ? » en parlant de ceux qui seront restés « dehors », devant la porte (Luc 13v23, 25). Pourtant, ces personnes pourront dire au Seigneur : « Mais nous étions à table avec toi, nous avons mangé et bu sous tes yeux ; tu as enseigné dans nos rues… » (v36) ; beaucoup de personnes croient que Jésus est le Sauveur du monde mais elles restent « devant » la porte, sans s’engager personnellement, sans mettre en action leur confiance en lui ; il ne s’agit pas d’adhérer à une théorie pour posséder le salut mais de s’engagement personnellement.

 

En disant : « Entrez par la porte étroite », Jésus montre qu’il ne force pas, qu’il attend notre acquiescement ; il affirme qu’il s’agit de prendre une décision personnelle. La base du salut est d’entrer, et non de faire : on ne fait rien, on prend seulement possession de ce qui est donné. « Le don gratuit que Dieu accorde, c’est la vie éternelle dans l’union avec Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6v23). Ce n’est que par lui que l’on est sauvé, que dans une relation personnelle avec lui qu’on sait avoir la vie éternelle.

. « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais et elles me suivent » (Jean 10v27) : celui qui est sauvé, qui sait qu’il fait partie de la famille de Dieu l’écoute. Comment ? A travers sa Parole, la Bible. C’est pour cela qu’il est normal de lire régulièrement la Bible. Aux pharisiens, Jésus dit : « Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu ; vous n’écoutez pas parce que vous n’êtes pas de Dieu » (Jean 8v47). Et celui qui écoute a un comportement conséquent : sa vie se veut être en harmonie avec sa Parole.

Pour ceux qui n’ont pas été en contact avec cette Parole, il est dit que Dieu est un juste juge et qu’il jugera chacun d’après ce qu’il aura fait de ce qu’il aura reçu (Romains 2v12-16).

 

. Pour être sauvé, il est nécessaire de connaître Dieu et d’être connu de lui ; dans la Bible, cette connaissance parle d’intimité dans le même sens que 2 conjoints se connaissent. Il est donc question d’une union profonde. Jésus répond à ceux qui ne sont pas passés par la porte étroite, malgré les miracles qu’ils auront accomplis ( !) : « Retirez-vous de moi, je ne vous ai jamais connus » (Matthieu 7v23).

Passer par la porte qui est Jésus permet de le connaître personnellement, intimement ; il est celui qu’on ne voit pas, le Ressuscité, mais qui agit et qui transforme les vies.

Et puis, il y a le chemin après la porte ;

Jésus mentionne 2 caractéristiques :

  • Il est resserré, dur ; on ne peut être utopiste et penser que la bénédiction de Dieu exclut toute difficulté.
  • Mais il promet aussi une vie de liberté et de plénitude : « Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il entrera et sortira et il trouvera des pâturages » (Jean 10v9) ; alors, malgré la marche difficile, nous pouvons témoigner que la vie avec Dieu est pleine de bienfaits, de joies, d’expériences riches.

Merci, Seigneur, pour ce que tu es et ce que tu donnes !

 

 

Jean-Ruben

 

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