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1 Jean : Être chrétien, comment cela se manifeste-t-il ?

Il y a et aura toujours beaucoup de confusion autour de cette question : qui est chrétien, qui est enfant de Dieu, et comment le savoir ? Qu’est ce que d’ être chrétien ? Quels sont les signes distinctifs du chrétien ? Tout simplement parce que l’être humain essaie de le comprendre à travers ses désirs la plupart du temps. Il nous semble capital de tout faire pour puiser dans la Bible les éléments que Dieu nous a donné pour nous éclairer.

Nous avons vu, d’après la première épitre de Jean surtout, que le chrétien est celui qui a placé sa foi en Dieu ; Jean affirme alors qu’il est « né de Dieu », il est « en Dieu » et Dieu est en lui et il « demeure en lui » ; il est passé « de la mort à la vie » ; ses péchés ont été pardonnés.

Alors, continue Jean, celui qui connaît cette nouvelle vie ne vit plus de la même manière qu’avant de connaître cette vie qui vient de Dieu ; Jean affirme que cela se voit ! Comment savoir qu’une personne est enfant de Dieu ?

1) Quels sont les signes distinctifs d’un chrétien ?

Jean donne des signes qui l’attestent ; ces signes ne font pas de quelqu’un un chrétien : les œuvres ne sont jamais source de salut, mais elles en sont une conséquence et démontrent l’appartenance à Dieu. Ces signes découlent de la vie avec lui. « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu, ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Car par notre union avec le Christ, Jésus, Dieu nous a créés pour une vie riche d’œuvres bonnes  qu’il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions » (Ephésiens 2v8-10).

Ces signes ne sauvent pas mais ils permettent de comprendre si je suis chrétien. Jean les présente comme étant inhérents à la vie du chrétien ; ils sont donc les comportements normaux de chaque enfant de Dieu. Jean présente ces preuves comme étant vécues parfaitement ; et donc elles nous semblent inaccessibles et nous risquons de repartir dans nos doutes…

L’expérience nous fait remettre facilement en question ces manifestations qui attestent qu’on est chrétien parce que nous les vivons bien imparfaitement. Je peux vivre ces signes (qui révèlent la nouvelle vie en Christ) mais en les mêlant à ma nature humaine, avec d’autres aspirations qui ne viennent pas de Dieu ; et donc cela dilue l’œuvre de Dieu et me fait remettre en question mon appartenance à lui.

Cela montre qu’il y a du chemin à faire encore… Mais même « si notre cœur nous condamne d’une manière ou d’une autre, Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout » (3v20) : son œuvre en nous nous permet de dépasser nos imperfections et la culpabilité qui y est facilement attachée pour savoir que son œuvre – ces signes –  atteste que nous lui appartenons.

2) Les signes intérieurs qui définissent un chrétien :

L’enfant de Dieu écoute la Parole de Dieu et la garde.

« Celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas ; c’est par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur » (1 Jn 4v6). Les apôtres transmettaient non un enseignement qu’ils avaient imaginé mais une parole reçue de Dieu.

L’enfant de Dieu désire connaître, approfondir ce que Dieu lui dit dans sa Parole ; et ça, c’est un signe de notre amour pour lui. Mais il ne fait pas que de l’écouter : il la garde. « Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l’avons connu » (2v3). « Celui qui observe sa Parole montre par là qu’il aime vraiment Dieu de façon parfaite. C’est ainsi que nous savons que nous sommes unis à lui » (2v5). « Celui qui garde ses commandements demeure en lui et Dieu en lui » (3v24).

Jésus avait dit : « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu,… et qui la gardent » (Luc 11v28). Celui qui s’appuie sur la Bible, la médite et cherche à la mettre en pratique prouve qu’il est enfant de Dieu.

Le chrétien sait que le Saint Esprit est en lui.

« Nous connaissons que nous demeurons en lui et qu’il demeure en nous en ce qu’il nous a donné de son Esprit » (4v13). Comment le savoir ? Certainement que là aussi les fruits le révèlent ; et ces fruits se voient dans le comportement : « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la fidélité, la douceur, la maitrise de soi » (Galates 5v22). « Mais justement, j’ai conscience de mes imperfections qui montrent que je ne suis pas chrétien alors… »

Oui, il y a du chemin à faire encore, mais pourtant il faudrait reconnaître aussi ce que Dieu a fait en moi. Chez moi, et chez les autres…

« Nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné » (3v24). Paul en est certain également : « C’est par cet Esprit que nous crions : Abba, c’est à dire ‘Père’. L’Esprit Saint lui-même et notre esprit témoignent ensemble que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8v15-16). L’Esprit de Dieu en nous nous donne la conviction intérieure que nous lui appartenons.

La certitude intérieure de la vie éternelle (qui découle de Dieu)

« Dieu nous a donné la vie éternelle et cette vie est dans son Fils » (5v11). « Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (5v13). Oui, Dieu nous donne l’assurance  que nous sommes avec lui pour l’éternité, et cela dès maintenant. Le Seigneur nous remplit de la certitude du salut si nous avons placé notre confiance en lui.

3) Les preuves extérieures caractéristiques du chrétien :

Par signes extérieurs de la vie chrétienne, je pense au comportement qui change quand on est chrétien, quand on vit avec le Seigneur.

Le chrétien met en pratique sa foi

Il n’en reste pas à l’aspect théorique, à une dimension doctrinale seulement, et sa relation avec Dieu se traduit dans son comportement. « Que notre amour ne se limite pas à des discours et à de belles paroles, mais qu’il se traduise par des actes accomplis dans la vérité. C’est ainsi que nous saurons que nous appartenons à la vérité » (3v18-19).

Il est important de remettre en question notre foi chrétienne si nous nous rendons compte que nous ne cherchons pas à traduire dans notre vie la volonté de Dieu.

La vie de l’enfant de Dieu est une vie de victoire.

Nous pouvons penser : « Bon, là encore, c’est pas gagné comme preuve pour moi… » Comment le chrétien vit-il cette vie de victoire ? A cause de son intégration en Jésus-Christ (« Il demeure en nous et nous en lui »), le chrétien possède la capacité de remporter la victoire sur le mal et sur le Malin : « Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin » (2v13). Le verbe est à un temps passé, ce qui marque un fait acquis. Si Dieu vit en nous, nous sommes au bénéfice de la victoire que Christ a acquise à la croix.

Il y a l’affirmation que nous avons la victoire sur le péché en nous ; plusieurs versets paraissent étonnants, d’après certaines versions : « Celui qui pèche appartient au diable ; celui qui est né de Dieu ne peut pas pécher » (3v8-9 ; 5v18-19) ; l’interprétation la plus juste semble être : « Celui qui s’adonne au péché appartient au diable ; celui qui est né de Dieu ne s’adonne pas au péché ». Jean affirme par ailleurs que le chrétien continue à pécher, mais il ne s’endurcit pas au point de ne pas se repentir. La repentance est un signe qu’on vit avec Dieu.

Ce désir de vivre le plus possible comme Dieu le veut n’est pas optionnel, si je suis chrétien ; Jésus le disait : « Soyez parfait comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5v48).

C’est Chateaubriand qui écrivait : « Sois semblable à Dieu : c’est le commandement… de l’humilité » ; parce que viser ce qu’il est, c’est reconnaître ses incapacités personnelles et se soumettre à ce qu’il demande.

Mais en se fondant sur son œuvre : « Qui triomphe du monde ? Celui-là seul qui croit que Jésus est le Fils de Dieu » (5v5) : la foi est ce qui déclenche la victoire qui vient de Dieu. « Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde » (5v4) : si nous vivons avec Dieu, nous avons en lui, dans l’union avec lui, la capacité d’être victorieux. La nouvelle nature, la personnalité que Dieu a créée en nous ne peut pas nous conduire au péché ; c’est pour cela que plus nous laissons Dieu nous remplir, plus nous vivons comme lui le veut. Nous nous approprions cette victoire dans l’union avec Christ ; nous la perdons quand nous nous appuyons sur notre propre nature.

Nous vivons une vie de victoire aussi quand, par rapport à nos fautes passées, nous acceptons le pardon que Dieu accorde : « Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis » (1v9). C’est une victoire qui s’opère… dans la soumission.

La vie de l’enfant de Dieu est animée par l’amour envers Dieu et envers les autres.

C’est sur ce thème qu’il y a, dans cette épitre de Jean, le plus de liens entre le fait d’être chrétien et une vie d’amour : 2v5, 9-10-11, 3v10, 14, 16-17, 4v7, 20-21, 5v1 ! « Si quelqu’un prétend aimer Dieu tout en détestant son frère, c’est un menteur » (4v20).

Attention à une mauvaise interprétation de ce verset : « Celui qui aime est né de Dieu » (4v7) ; cela signifie-t-il que même sans connaître Dieu, le fait d’aimer peut sauver ? Jean affirme bien plutôt que c’est celui qui est né de Dieu qui alors manifeste dans sa vie l’amour selon Dieu. Jean ajoute : « Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu » : c’est la preuve qu’il n’est pas chrétien ; l’amour vécu révèle la vie intérieure mais ne la détermine pas.

Cet amour qui doit animer le chrétien ne vient pas des sentiments mais, encore une fois, de notre dépendance de Christ. S’il vit en moi, j’ai la capacité d’aimer de son amour.

Etre chrétien et aimer, c’est la même réalité ; l’un ne peut aller sans l’autre. Aimer n’est pas une option : « Le Christ lui-même nous a donné ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère » (4v21).

Quelqu’un faisait remarquer : « On ne peut aimer la tête de quelqu’un en lui marchant sur les pieds » : c’est un devoir d’aimer le corps de Christ si on l’aime, lui la tête. « Puisque vous avez été appelés par Dieu, vivez dans l’amour » (Col 3v12).

Etre chrétien, ça se vit (intérieurement) et ça se voit (extérieurement).

4) En conclusion, c’est quoi être chrétien ?

Quelques conclusions suite à ces affirmations  de cette première épitre de Jean :

Que penser d’une personne qui se dit chrétienne mais… qui entend dimanche après dimanche des messages sans que son comportement change, qui ne lit pas personnellement la Bible, qui s’endurcit dans une attitude de péché, qui refuse de pardonner ou qui manifeste de la haine (ou même seulement de l’indifférence), qui ne manifeste pas le désir d’être avec les chrétiens ? Ces signes ne révèlent-ils pas que cette personne s’illusionne sur elle-même ?

Certains vins sont appelés « d’appellation contrôlée » ; mais s’ils s’avèrent être de la piquette, ils seront rejetés. Certaines personnes peuvent avoir une belle étiquette mais cela peut n’être qu’une belle apparence sans fondement. Dans l’armée d’Alexandre le Grand, un soldat était renommé pour son mauvais comportement ; il s’appelait Alexandre. Alexandre le Grand le fit venir et lui dit : « Soit tu changes de nom, soit tu changes de comportement ». Ce n’est pas l’étiquette  qu’on porte qui révèle la personne mais son comportement.

Il est essentiel de vivre ce que l’on est : parce que j’appartiens au Seigneur, que je suis son enfant, son Esprit vit en moi ; lui qui est amour me remplit de cette dimension divine ; sa victoire devient la mienne. En Christ je suis parfait ; je dois aspirer alors à devenir de plus en plus… ce que je suis. A condition de le laisser me remplir de sa présence.

 

Jean-Ruben

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2 commentaires sur “1 Jean : Être chrétien, comment cela se manifeste-t-il ?”

  1. Sandra dit :

    Bonjour. je m’appelle sandra je connais le seigneur depuis ma plus jeune enfance. A ce jour j’ai 30 ans et me rend compte que sans dieu ma vie est impossible, que je veux suivre les pas de notre seigneur notre sauveur. Mais voila que je me pose pleins de questions, comment sait-on qu’on a la foi ? Comment sait-on que christ nous a pardonné? Comment le saint esprit descend sur nous? Je vous remercie par avance.

    1. eglise.agen dit :

      Chere Sandra, merci de votre message. Je vous propose de lire les prédications suivantes par rapport à vos questions :

      – Comment sait-on que christ nous a pardonné? http://agen.umc-europe.org/eglise/colossiens-3v13-le-pardon-a-quel-prix/
      – Comment sait-on qu’on a la foi ? http://agen.umc-europe.org/eglise/quelques-fois-demande-jai-foi-ps-78v32-39-mt-14v22-33/
      – Comment le saint esprit descend sur nous? http://agen.umc-europe.org/eglise/faq-spiritualite/saint-esprit/

      J’espère qu’elle permettront de vous aider à grandir en notre Sauveur.

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