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La peur : Mais pourquoi donc Jésus dit si souvent « Ne craignez pas » ?

Il y a quelques années, une personne me conduisait à la gare quand elle s’est arrêtée… au feu vert, en disant : « On ne sait jamais… ; on n’est jamais assez prudent ». Sa peur des erreurs des autres m’a fait… avoir peur d’avoir un accident. Il y a la peur de la roulette du dentiste, des souris, des profs, du téléphone, etc…, etc…

« Même pas peur… ! » Vraiment ? En réalité, la peur est notre compagnon dans bien des situations. Et si l’encouragement de Dieu : « Ne crains pas », est fréquent, c’est que la peur l’est aussi ; elle peut être un moteur puissant (certains stresses nous poussent en avant) tandis que d’autres nous détruisent et augmentent nos difficultés.

Nous sommes dans un monde qui marche sur la tête : on a peur de sortir dans la rue, mais on n’a plus peur de l’enfer ; mais aussi les chrétiens parlent de l’importance de la confiance en Dieu, et souvent, dès que survient un problème, la peur envahit leur pensée. Si le message que nous connaissons et la communion que nous vivons avec le Seigneur ne transforment pas cette attitude de peur, il y a matière à réflexion.

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Philippiens 4v11-13 : « être content » – un secret à partager !

Il y a des secrets qui ne se disent qu’à… une personne à la fois ; et que tout le monde finit par savoir. Il y en a d’autres qui, par contre, sont gardés consciencieusement bien au chaud et qui devraient être révélés à tous.
C’est ce que fait l’apôtre Paul : il dit à tous ceux qui sont prêts à l’entendre ce qu’il a découvert, ce qui était caché pour lui mais qui a transformé sa vie. Transformé sa vie ? Mais qu’est-ce qui est si important alors !? Un enseignement doctrinal ? Non ; en fait, ce secret est dans son approche des évènements : « J’ai appris en toutes circonstances à être content avec ce que j’ai » (Ph 4v11).

C’est certainement facile d’écrire cela quand tout va bien mais il est en prison au moment où il écrit cela ; et il va montrer que ce n’est pas évident non plus d’être content… quand tout va bien. Il nous donne aussi la recette du secret qu’il a découvert.

Lecture : Philippiens 4v11-13

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L’arche d’alliance : le coffre de l’Alliance, symbole de la présence de Dieu

arche d'alliance

Le coffre de l’Alliance, construit du temps de Moïse, mesurait 1,15 m de long, sur 70 cm de large et 70 cm de haut. Il était fait d’acacia, recouvert extérieurement et intérieurement d’or. Le couvercle – le propitiatoire – était en or pur. Deux chérubins se tenaient face à face, les ailes déployés et la tête inclinée vers le coffre. De chaque côté, se trouvaient deux anneaux pour glisser les barres pour que les lévites le portent (Ex 25v10-22). A l’intérieur, se trouvaient les deux tables de la loi ; plus tard, les israélites y mirent un vase avec de la manne ainsi que le bâton d’Aaron qui avait fleuri (Hé 9v4). C’est l’arche d’alliance de Dieu avec son peuple.

Depuis le Sinaï, ce coffre allait devant le peuple hébreu. Quand la nuée s’arrêtait on montait le tabernacle et on  mettait le coffre dans le lieu très saint. Plus tard, le roi Salomon l’a mis dans le temple, construit sur le même principe que la tente (1 Rs 8v1-9). Puis on a perdu sa trace au VIème siècle av. JC avec Nébucanetsar quand il a détruit Jérusalem.

Ce coffre n’était qu’un meuble ; mais il était plutôt important ! Nous allons nous arrêter sur ce qu’il symbolisait et ensuite sur les conditions pour connaître les bénédictions liées à sa présence.

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« Ne pas abandonner » : Hébreux 10v25, 10v35, 13v5

« Ne pas abandonner » : Hébreux 10

Il est souvent parlé, dans la Bible, des difficultés de la vie ; parce que c’est une réalité pour tous. Pour y faire face, l’auteur de l’épître aux Hébreux parle, et c’est pour nous aussi, de 3 forces qui permettent aux chrétiens de surmonter ces difficultés : nous relèverons 3 « ne pas abandonner ». Ils nous semblent peut-être disparates mais ils sont 3 piliers qui permettent, si on les vit, de tenir bon.

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Etre sourd aux autres

Etre sourd aus autres

On peut être sourd vis-à-vis de Dieu, sourd à sa Parole, à ses appels. Jésus dit à ses disciples qu’on peut refuser de l’écouter, par peur d’être guéri de cette surdité (Matthieu 13v14-15) ; c’est pourquoi il fait appel à la volonté : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » (Marcc 4v9). Mais quand on est prêt à ouvrir ses oreilles pour écouter Dieu, il nous les ouvre et il fait une œuvre de guérison. Et la Parole devient vivante. (Mais surtout, restons humbles : nous prenons facilement notre propre pensée pour celle de Dieu…)

Si on peut être sourd à la voix de Dieu, on peut également fermer les oreilles vis-à-vis des autres, et mettre des bouchons dans les oreilles, à certains moments. Etre sourd aux autres, c’est aussi un handicap terrible : pour les autres qui appellent, pour soi-même (parce qu’on s’enferme dans l’égocentrisme), pour Dieu (parce qu’il désire se servir de nous dans son plan).

Comment se traduit cette surdité vis-à-vis des autres ? Quelles sont les raisons qui me font fermer mes oreilles ?

Lectures : Luc 10v35-43 ; Marc 2v1-12 ; 5v23-43 ; 1 Thessaloniciens 5v14

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La surdité spirituelle : L’être humain est-il sourd ?

Surdité spirituelle

Un des handicaps les plus lourds semble être celui de la surdité. Beethoven disait à Rossini : « Je suis un malheureux, seulement un malheureux… » ; et cela, malgré son talent extraordinaire, la gloire… mais il était sourd. La surdité spirituelle est un handicap terrible, mais qui ne semble pas toujours être déterminante pour beaucoup de personnes parce qu’elles n’ont pas connu autre chose ; elles vivent dans leur propre monde, sans être sensible à la voix de Dieu. Et souvent elles crient fort, parce que sourdes à la voix de Dieu.

C’est Michel Boujenah qui disait : « On parle beaucoup du silence de Dieu et si peu de la surdité des hommes ». Alors, parlons-en, mais d’abord de l’action de Dieu : ceux qui ont connu la guérison de leur surdité spirituelle peuvent témoigner du changement qui a bouleversé leur vie.

Mais au fait, les chrétiens peuvent-ils être sourds ? Aujourd’hui nous le verrons par rapport à Dieu, et peut-être dimanche prochain par rapport aux autres. « Moi, sourd !? Vous pouvez répéter, s’il vous plaît… ? »

Lectures : Matthieu 11v2-6, 13v13-16 ; Marc 7v31-37

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La perfection, être parfait, est-ce réalisable !?

La perfection, être parfait, est-ce réalisable !?

Ils interpellent, ces passages de la Bible qui parlent de la perfection, comme si c’était possible sur la terre ! Difficile de suivre ces textes et d’adhérer à un tel enseignement… Pourtant, ils sont assez nombreux pour ne pas les délaisser. L’histoire, pourtant, nous montre l’importance de ce point : une étude sur le sujet de la perfection chrétienne montre que quand ce thème est enseigné et que les chrétiens le prennent au sérieux, cela est suivi de Réveils.

Mais quand l’Eglise devient une institution, centrée sur ses intérêts, quand les luttes interconfessionnelles reprennent le dessus, l’Eglise stagne ou même régresse ; de même quand elle se focalise sur les grands débats de société de sorte qu’on délaisse ce point de la perfection.

Quel est le but de Dieu pour ceux qui lui appartiennent ? Jésus termine la première partie du Sermon sur la montagne par cet ordre : « Votre Père céleste est parfait. Soyez donc parfaits comme lui » (Matthieu 5v48). Difficile d’accepter une telle affirmation ! D’accord, c’est un ordre que laisse Jésus, mais comment oser penser que nous pouvons le vivre !?

Alors, qu’est-ce que la perfection ? Qu’est-ce que la Bible entend par cette notion ? Examinons quelques textes.

Lectures : Philippiens 3v7-16 ; Hébreux 4v14-16, 5v7-10 ; Jacques 1v2-4

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Perte de conscience ? Danger… Le roi David – 2 Samuel 11&12

Perte de conscience ? Danger…

Les chocs peuvent être violents : on voit régulièrement des rugbymen sortir sur une civière suite à une percussion avec un adversaire ; la commotion a entraîné une perte de conscience dont les conséquences peuvent être graves. Alors maintenant, de plus en plus, on les sort du terrain pour les examiner ; sinon, ils continueraient à jouer ! Nous connaissons tous des « pertes de conscience », mais là, surtout sur le plan moral.

La conscience touche le domaine moral. Pour parler de la conscience, l’Ancien Testament emploie le mot « cœur » ; cette conscience est ce qui permet à l’homme de juger du bien et du mal.

Mais la Bible nous montre que cette capacité a été perturbée profondément dès que l’être humain a voulu décider de lui-même ce qui était bien et ce qui ne l’était pas, sans se soumettre à ce que Dieu avait décidé. « Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, avait dit l’Eternel, sauf du fruit de l’arbre du choix entre le bien et le mal. De celui-ci, tu n’en mangeras pas car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Genèse 2v16). Mais Adam et Eve ont laissé de côté cette conscience de la volonté de Dieu pour acquérir une connaissance indépendante de celle de Dieu mais qui les a plongés dans une perte de connaissance, spirituelle et morale.

Depuis, le résultat est que sa conscience est perturbée : il appelle bien le mal, et mal le bien ; en particulier quand il a des pertes de conscience.

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« Le temps d’Hérode » (Matthieu 2v1) et « le temps de Dieu » (2 Corinthiens 6v2)

Noel : Le temps d’Hérode le Grand et le temps de Dieu

Noël : le temps de la féérie ; tout devient beau, comme le rêve l’est par rapport à la réalité ; on imagine que c’est ainsi pour tout le monde, depuis toujours. Et pourtant, pour beaucoup d’êtres humains aujourd’hui, l’enfer continue d’être ce qu’ils vivent. Mais, à l’origine, qu’a été le premier Noël ? Ressemblait-il au Noël actuel ? Y retrouve-t-on les mêmes éléments ? A l’évidence, beaucoup ont été enjolivés, et même transformés, dénaturés ou rajoutés. Nous pouvons résumer ce premier Noël à travers une expression donnée par Matthieu (chapitre 2, verset 1) : « Jésus est né à Bethléhem au temps du roi Hérode ». Ce n’est pas le temps de Dieu, ni avant tout « le temps du Messie », mais celui d’Hérode. Triste temps ; mais aujourd’hui, notre temps revêt les mêmes caractéristiques. Continuer la lecture…

Les travers de Moïse transformés (Exode 3v5-14, 4v10-17, Nombres 12v1-4)

Moïse - transformation

Moïse, un géant parmi tous les personnages de la Bible ! Dieu avait choisi cet homme qu’il a façonné  pour mener tout un peuple à la délivrance. Pourtant, c’était mal parti : il avait grandi à la cour du pharaon, dont il était le petit-fils adoptif ; ses racines religieuses et culturelles étaient bien éloignées de celles du peuple hébreu ; de plus, à 40 ans, il avait tué un égyptien qui battait un esclave hébreu ; pour ensuite passer 40 ans dans le désert à garder les brebis de son beau-père Jéthro.

Il a donc 80 ans à ce moment ; mais Dieu s’est servi de tout cela pour le former.

Nous allons nous arrêter sur deux traits de la personnalité de Moise qui manifestaient des faiblesses, et qui, pourtant, étaient essentiels pour la tâche pour laquelle Dieu l’avait appelé ; à savoir : la confiance et la patience.

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